Débat dans Ottawa-Vanier: un duel entre Des Rosiers et Marin

L'élection partielle qui opposera (de gauche à droite)... (Etienne Ranger, Le Droit)

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L'élection partielle qui opposera (de gauche à droite) André Marin, Claude Bisson et Nathalie Des Rosiers aura lieu le 17 novembre.

Etienne Ranger, Le Droit

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Plusieurs croient que l'élection partielle dans Ottawa-Vanier, qui connaîtra son dénouement dans huit jours, sera une course à deux. Chose certaine, les échanges les plus corsés lors du débat organisé mardi par l'Association des communautés francophones d'Ottawa et TV Rogers ont eu lieu entre la candidate libérale Nathalie Des Rosiers et le candidat progressiste-conservateur André Marin.

À maintes reprises lors de l'événement tenu à La Nouvelle Scène et mettant aux prises huit candidats en lice, l'ex-ombudsman de l'Ontario a tapé sur le même clou en affirmant que le gouvernement libéral aimait beaucoup « utiliser de belles paroles pour dissimuler le manque concret d'actions », et ce, dans de nombreux dossiers.

« Je sais très bien que je ne suis pas le favori ici, c'est une forteresse libérale depuis 50 ans, mais j'espère avoir pu démontrer aux gens réunis ici qu'il ne s'est pas passé grand-chose depuis un demi-siècle dans Ottawa-Vanier. Ç'a été négligé. Il est temps de faire un peu de nettoyage et d'envoyer le message à Kathleen Wynne que les citoyens sont déçus. Il faut arrêter de prendre les électeurs pour acquis », a lancé M. Marin au terme de la soirée. 

Le candidat dit avoir senti la frustration sur le terrain, mentionnant que plusieurs électeurs qui se tournent traditionnellement vers les libéraux lui ont confié avoir envie d'un changement. Des médecins de l'Hôpital Montfort, entre autres, lui auraient avoué ne jamais avoir été aussi maltraités par un gouvernement.

Nathalie Des Rosiers n'a pas hésité à répondre à ses critiques, martelant que beaucoup de choses se sont améliorées ces dernières années sous l'ère libérale.

« On a entendu beaucoup de choses négatives ce soir, mais il ne faut vraiment pas perdre de vue qu'il y a eu quand même des progrès. Le taux de chômage a baissé, Ottawa est la deuxième ville en termes de croissance d'emplois en Ontario, le taux de décrochage a aussi baissé, on a embauché 3000 infirmières l'an dernier, etc. Il reste encore beaucoup de choses à faire et c'est pour ça que je me lance en politique, je veux être une voix crédible au sein du caucus pour faire avancer les choses, pour qu'elles aillent plus vite », de dire la candidate. 

La hausse de la criminalité, le bilinguisme officiel de la Ville d'Ottawa, la création d'une université franco-ontarienne, les mesures sociales et l'immigration sont quelques-uns des thèmes qui ont été abordés lors du débat. 

Nouvellement président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin, n'a pas caché être un brin déçu à l'issue du débat.  

« J'aurais aimé qu'on parle davantage du dossier de la santé. Il y a un projet de loi en deuxième lecture, il y a des commissions parlementaires qui s'en viennent. C'est extrêmement important ce qui va être décidé là-dedans pour les francophones et l'avenir des services en français en santé. J'aurais aimé entendre des positions plus solides sur cela ici ce soir. [...] Concernant le statut bilingue d'Ottawa, il faut se demander si les candidats sont véritablement prêts à faire des démarches avec la municipalité pour faire avancer les choses ou s'ils vont attendre que la Ville prenne une décision et qu'ils iront ensuite dans la même voie. Ça, c'est la réponse facile. Là aussi, j'aurais voulu voir des positions plus fermes », a-t-il dit.

L'élection partielle dans Ottawa-Vanier, qui permettra de trouver un successeur à Madeleine Meilleur, se déroulera le 17 novembre.

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