Université franco-ontarienne: le NPD revient à la charge

La députée néo-démocrate France Gélinas... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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La députée néo-démocrate France Gélinas

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le ton monte du côté de la communauté franco-ontarienne, qui revendique la création d'une université de langue française en Ontario. La députée néo-démocrate France Gélinas a déposé à nouveau un projet de loi en ce sens mercredi.

La première tentative est finalement morte au feuilleton lors de la prorogation des travaux de l'Assemblée législative, le 9 septembre dernier. 

«Il ne faut pas baisser les bras. Il faut continuer de mettre de la pression, martèle la députée de Nickel Belt. La communauté franco-ontarienne se tient très fort et monte le ton en pointant le gouvernement libéral du doigt pour revendiquer de l'action.»

Mme Gélinas demande notamment la mise en place d'un comité des gouverneurs de transition, pour et par la communauté francophone.

Cette dernière est à même de constater une certaine ouverture de la part du gouvernement libéral. La députée néo-démocrate a eu l'occasion de poser une question en Chambre, mercredi, afin de talonner la première ministre Kathleen Wynne et la ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde.

«Ils commencent à nous parler d'un autre conseil plutôt que d'un comité et que ce sera pour et par les francophones, explique Mme Gélinas. On voit qu'on pourra s'attendre à de l'action assez rapidement.»

Impatience dans la communauté

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) appuient le projet de loi et se réjouissent qu'il soit déposé à nouveau à Queen's Park. Toutefois, les trois organismes estiment que le gouvernement Wynne n'a pas pris la balle au bond.

«Il y a eu le rapport du commissaire aux services en français, deux études sur le comité consultatif et tout le monde arrive à la même conclusion par rapport à la région du Centre-Sud-Ouest. [...] La question qu'on se pose, c'est de savoir combien de comités il faut pour arriver à la même conclusion», affirme Denis Vaillancourt, président de l'AFO.

Ce dernier constate un sentiment d'impatience dans la communauté franco-ontarienne, qui a hâte que le projet d'une université de langue française voie le jour.

La mission de l'établissement sera d'offrir aux étudiants francophones la possibilité de suivre tous leurs cours dans la langue de Molière. 

La ministre Marie-France Lalonde a affirmé au Droit, au début du mois, qu'une annonce imminente doit être partagée bientôt. Elle martelait alors que le gouvernement libéral accorde de l'importance au dossier de l'université francophone.

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