Un discours du Trône décevant pour les Franco-Ontariens

Le président de l'AFO, Denis Vaillancourt... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le président de l'AFO, Denis Vaillancourt

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les défenseurs des droits des Franco-Ontariens ont été nombreux à évoquer leur déception face au discours du Trône du gouvernement libéral, lundi.

Plusieurs ont critiqué le gouvernement de Kathleen Wynne en l'accusant de ne pas faire de place aux francophones dans ses priorités.

«Je suis déçue, peinée, blessée et désolée, énumère France Gélinas, porte-parole néo-démocrate pour les affaires francophones. C'est comme si la phrase avait été écrite pour nous et on a oublié de dire "en français" au bout de la phrase.»

Mme Gélinas s'explique mal pourquoi les libéraux n'ont pas parlé des francophones lorsqu'il était question de donner accès à une éducation postsecondaire dans le discours du Trône.

La prorogation de l'Assemblée législative a fait en sorte que son projet de loi pour la création d'une université de langue française est mort au feuilleton. La députée de Nickel Belt compte se redresser les manches et déposer à nouveau son projet de loi en chambre le 21 septembre.

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt, attend de son côté un signal clair concernant le projet d'université de langue française. Il presse le gouvernement Wynne d'agir dans le dossier. Il demande aussi à la première ministre de prendre en considération les enjeux prioritaires pour les Franco-Ontariens dans ses prochaines actions en déplorant qu'aucune indication à propos de la francophonie ontarienne ne figurait dans le discours.

De son côté, la ministre déléguée aux Affaires francophones et députée d'Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde, a insisté pour dire que le gouvernement libéral accorde de l'importance au dossier de l'université francophone.

«C'est garanti que ce n'est pas aux oubliettes. Je demande aux gens aujourd'hui de me faire confiance. C'est un dossier prioritaire», a-t-elle déclaré ajoutant que des discussions auront lieu et que des décisions seront partagées bientôt. 

Le discours du Trône a pour sa part été bien reçu par le Regroupement des gens d'affaires (RGA) de la capitale nationale. «Je pense que la première ministre positionne l'économie aux premières lignes. Ça va aider au climat et avoir des répercussions positives dans l'économie locale», souligne Yves Ducharme, président du RGA.

Il souligne aussi l'initiative de ne plus faire payer la taxe provinciale de 8% sur l'électricité aux petites entreprises et certains clients en milieu rural. 

Cette mesure concernant Hydro One est décriée par le conseiller municipal George Darouze, qui la compare à un pansement et la qualifiant de solution temporaire. Ce dernier entend déposer une pétition à l'Assemblée législative cet automne et demande au gouvernement d'agir dans le dossier pour corriger les tarifs d'électricité, trop élevés selon lui. 

Les progressistes-conservateurs et les néo-démocrates ont eux aussi dénoncé les mesures prises par le gouvernement libéral lundi. 

Le chef de l'opposition officielle, Patrick Brown, et la chef du Nouveau Parti démocratique, Andrea Horwath, sont d'avis que les factures d'électricité continueront d'augmenter malgré la mesure annoncée par le gouvernement. Ils craignent les répercussions sur les consommateurs.

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