La dette de l'Ontario grimpera à 350 milliards $ d'ici 2021

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Le ministre des Finances, Charles Sousa, a affirmé que les libéraux avaient pris une décision délibérée de stimuler la croissance économique durant la récession, ce qui avait permis, selon lui, que le ralentissement ne soit pas aussi marqué ou aussi long qu'il aurait pu l'être.

Fred Chartrand, Archives PC

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Keith Leslie
La Presse Canadienne
Toronto

Le Bureau de la responsabilité financière de l'Ontario (BRF) prévoit que la dette nette de la province augmentera de 50 milliards $ à 350 milliards $ d'ici 2020-2021, et s'attend à un retour aux déficits budgétaires même si l'équilibre est atteint l'année prochaine.

Le BRF a indiqué, mardi, que la dette nette continuerait de croître principalement en raison du plan sur douze ans de 160 milliards $ du gouvernement libéral pour les projets d'infrastructure et de transports en commun.

L'organisme a aussi attribué cette augmentation de la dette à sa prédiction d'un retour des déficits budgétaires annuels en 2018-2019, bien que les libéraux provinciaux aient promis d'éliminer un manque à gagner de 5,7 milliards $ l'année prochaine.

Le plus récent budget provincial a projeté une dette nette à 326,8 milliards $ en 2018-2019, pas très loin de la prédiction du BRF de 350 milliards $ en 2020-2021.

Le rapport du BRF a indiqué que la dette nette de l'Ontario avait «augmenté significativement» durant la récession 2008-2009, et crû de 139 milliards $ depuis ce moment jusqu'en 2015-2016.

Le ministre des Finances, Charles Sousa, a affirmé que les libéraux avaient pris une décision délibérée de stimuler la croissance économique durant la récession, ce qui avait permis, selon lui, que le ralentissement ne soit pas aussi marqué ou aussi long qu'il aurait pu l'être. Le gouvernement effectue des investissements en capitaux pour alimenter la croissance à long terme, a-t-il ajouté.

Le premier groupe d'opposition progressiste-conservateur a dit croire que le rapport du BRF démontrait que «les dépenses irresponsables et la mauvaise gestion» des libéraux entraînaient la province dans une spirale de dette incontrôlable.

Les néo-démocrates ont soutenu que la dette nette de l'Ontario augmentait en raison de décisions de la première ministre Kathleen Wynne prises, selon eux, davantage pour des raisons politiques que dans l'intérêt des Ontariens.

«Le BRF a rapporté que la décision de Kathleen Wynne de vendre Hydro One ne payait pas pour les infrastructures, mais augmentera en fait la dette», a dit la porte-parole du NPD en matière de finances, Catherine Fife.

«Plutôt que de demander aux entreprises profitables de payer leur part, les libéraux ont réduit le taux d'imposition des entreprises à un niveau moindre que l'Alabama», a-t-elle poursuivi.

Lundi, l'Ontario a annoncé des résultats au premier trimestre montrant une croissance de 0,8% de janvier à mars, ou de 3% au taux annualisé, la plus forte parmi tous les pays du G7.

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