«C'est un grand pas»

Marie-France Lalonde est passée lundi du poste d'adjointe... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Marie-France Lalonde est passée lundi du poste d'adjointe parlementaire de Madeleine Meilleur à whip en chef du gouvernement à Queen's Park, ministre des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs et ministre responsable des Affaires francophones.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Marie-France Lalonde a bien du pain sur la planche. À peine nommée ministre déléguée aux Affaires francophones, elle a trois dossiers dans sa mire : l'université francophone, l'immigration francophone et les recommandations du Commissaire aux services en français sur la désignation complète de la province comme région bilingue.

« C'est un grand pas », avoue celle qui est passée lundi du poste d'adjointe parlementaire de Madeleine Meilleur à whip en chef du gouvernement à Queen's Park, ministre des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs et ministre responsable des Affaires francophones. Le tout en deux ans.

Pour ce qui est de l'université francophone, l'analyse doit être raffinée davantage, estime-t-elle. Quels genres de programmes ? À quel endroit ? Quel genre de cohorte ? À quel moment ? Les questions restent nombreuses.

Son premier geste, a-t-elle confirmé au Droit, sera de trouver un conseil intérimaire qui pourra assurer le suivi. La semaine dernière, un premier rapport proposait Toronto comme emplacement d'une institution postsecondaire francophone.

Mme Lalonde est ouverte à l'idée, « mais il faut la positionner pour que ce soit une université à long terme », nuance-t-elle.

Dans le dossier de l'immigration francophone, elle veut mettre des mesures en place pour s'assurer d'atteindre cette cible de 5 % d'immigrants francophones en Ontario.

La nouvelle ministre n'ose pas trop s'avancer concernant la recommandation du commissaire François Boileau de déclarer l'ensemble du territoire ontarien région bilingue.

« C'est un peu tôt pour moi de dire ce qui est possible ou pas possible », dit-elle.

« Je ne voudrais pas créer de faux espoirs, mais vous allez voir une voix forte », signale Mme Lalonde.

La nouvelle ministre prendra le temps d'avoir une discussion en profondeur sur les enjeux que M. Boileau soulève au sujet de la désignation du territoire bilingue et de la refonte de la Loi sur les services en français.

Élue pour la première fois en 2014, Marie-France Lalonde a fait ses premières armes en politique aux côtés de Madeleine Meilleur, son mentor. Femme d'affaires, elle est vice-présidente de l'Assemblée parlementaire de la francophonie où elle est très active, avance la députée néo-démocrate France Gélinas. « À part de ça, elle n'a pas eu la chance de se démarquer. »

« Mme Meilleur prenait beaucoup de place et ça, c'est la réalité », ajoute l'ex-député et ministre fédéral Don Boudria. Selon lui, il était difficile pour Marie-France Lalonde d'avoir de la visibilité lorsque son rôle était d'appuyer Mme Meilleur. Mais le contexte a changé.

« On va la voir à sa juste valeur. »

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