Wynne ouvre la porte à l'aide médicale à mourir

La première ministre Wynne a indiqué que le... (Nathan Denette, Archives PC)

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La première ministre Wynne a indiqué que le gouvernement ontarien avait travaillé de concert avec l'Ordre des médecins et des chirurgiens de l'Ontario afin de mettre en place des protocoles et attendrait la législation fédérale pour déterminer s'ils doivent être mis à jour.

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La Presse Canadienne
TORONTO

La première ministre Kathleen Wynne a annoncé lundi que les Ontariens gravement malades pouvaient demander l'aide d'un médecin pour mettre fin à leur vie, et ce, même si le fédéral n'a pas encore promulgué de nouvelle loi sur le suicide médicalement assisté.

Mme Wynne a indiqué que le gouvernement ontarien avait travaillé de concert avec l'Ordre des médecins et des chirurgiens de l'Ontario afin de mettre en place des protocoles et attendrait la législation fédérale pour déterminer s'ils doivent être mis à jour.

Elle a précisé que les patients concernés devraient tout de même passer par leur médecin de famille, mais n'auraient pas besoin de se présenter devant un tribunal pour obtenir une aide médicale à mourir.

L'Ontario travaille également sur un service qui permettra aux médecins qui sont réticents ou incapables de fournir une assistance dans ce domaine de confier les malades à des collègues qui sont prêts à les aider.

Le ministre ontarien de la Santé, Eric Hoskins, a révélé que la province s'assurerait aussi que les médicaments utilisés pour le suicide médicalement assisté soient gratuits.

Selon la date limite établie par la Cour suprême du Canada, le fédéral avait jusqu'à lundi pour adopter une nouvelle loi concernant l'aide médicale à mourir. La législation concoctée par le gouvernement libéral demeure toutefois entre les mains des sénateurs.

Le plus haut tribunal du pays avait invalidé l'interdiction du suicide médicalement assisté en février 2015, estimant qu'il s'agissait d'une violation du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité garanti par la Charte.

M. Hoskins a exhorté le fédéral à adopter au plus vite son projet de loi sur l'aide médicale à mourir afin que cette pratique puisse bénéficier d'un cadre national.

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