Pensionnats autochtones: l'Ontario présente des excuses officielles

Lors d'un discours à Queen's Park, le chef... (Archives PC)

Agrandir

Lors d'un discours à Queen's Park, le chef régional pour l'Ontario de l'Assemblée des Premières Nations, Isadore Day, a évoqué les «abus atroces» dont avaient souffert non seulement les anciens pensionnaires, mais aussi leurs enfants et leurs petits-enfants.

Archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Keith Leslie, Allison Jones
La Presse Canadienne
Toronto

La première ministre Kathleen Wynne a présenté des excuses officielles lundi, de la part du gouvernement ontarien aux Premières Nations de la province, pour les «cruautés» subies par les enfants ayant fréquenté les pensionnats autochtones.

La première ministre Wynne a déclaré que la... (Codie McLachlan, Archives PC) - image 1.0

Agrandir

La première ministre Wynne a déclaré que la province voulait reconnaître l'existence de l'un des chapitres les plus honteux de son histoire et enseigner la vérité aux nouvelles générations.

Codie McLachlan, Archives PC

À l'occasion d'une séance extraordinaire de l'Assemblée législative, à laquelle ont assisté des leaders autochtones et d'anciens pensionnaires, Mme Wynne s'est excusée pour les politiques et les pratiques appuyées par les anciens gouvernements de la province et pour le mal qu'elles ont causé.

Elle s'est aussi excusée pour le silence de la province par rapport aux abus et aux décès survenus dans les pensionnats qui, selon la première ministre, ne sont que l'un des nombreux exemples d'injustices systémiques et intergénérationnelles infligées aux communautés autochtones partout au Canada.

Ces excuses font suite à la présentation du rapport final de la Commission de vérité et de réconciliation publié en 2015, qui avait notamment révélé les agressions physiques et sexuelles subies par les élèves des pensionnats et le nombre anormalement élevé de décès dans ces institutions, nombre qui n'aurait jamais été toléré dans d'autres écoles.

Kathleen Wynne a déclaré que la province voulait reconnaître l'existence de l'un des chapitres les plus honteux de l'histoire canadienne et enseigner la vérité aux nouvelles générations.

Amorcer la guérison d'un «sombre héritage»

Lors d'un discours à Queen's Park, le chef régional de l'Assemblée des Premières Nations en Ontario, Isadore Day, a évoqué les «abus atroces» dont avaient souffert non seulement les anciens pensionnaires, mais aussi leurs enfants et leurs petits-enfants.

«La vaste majorité des membres des Premières Nations du Canada peuvent parler de l'impact direct de ce sombre héritage, a-t-il affirmé. Oui, plusieurs d'entre nous ont vécu directement dans l'ombre du mal dont la présence était si évidente dans un grand nombre de ces écoles.»

M. Day a indiqué que les excuses de la première ministre constituaient un bon départ pour «laisser la guérison s'amorcer», mais a prévenu que trop d'Autochtones vivaient et mouraient toujours dans la pauvreté.

«La gravité de la pauvreté qui continue de tuer nos gens, ce n'est pas correct. Cela n'a jamais été correct, surtout sur une terre aussi riche que l'Ontario, a-t-il soutenu. Nos ancêtres n'avaient pas envisagé les présentes horreurs lorsqu'ils ont accepté de partager les richesses de cette terre.»

L'Ontario dépensera 250 millions $ au cours des trois prochaines années afin de mieux comprendre l'héritage du système de pensionnats et créer ce que Kathleen Wynne a décrit comme un système de justice responsable et adapté aux particularités culturelles.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer