Charmer par l'économie

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La première ministre Wynne a vanté les actions de son gouvernement lors de ses deux premières années au pouvoir.

Etienne Ranger, LeDroit

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Véritable opération séduction, la première ministre ontarienne Kathleen Wynne a dressé un bilan positif de ses deux premières années au pouvoir à l'occasion d'une allocution à Ottawa vendredi, en rappelant que le redressement des finances de la province était à portée de main.

Accueillie chaleureusement par le Regroupement des gens d'affaires de la région de la capitale nationale, Mme Wynne a décrit les mesures prises par son gouvernement pour améliorer le climat d'affaires en Ontario: lutte aux changements climatiques, investissements dans les infrastructures routières et les transports en commun, énergie renouvelable, éducation de qualité.

De prime abord, le partenariat entre les gouvernements québécois et ontarien a fait ses preuves, a-t-elle expliqué devant plus d'une centaine de gens d'affaires et de membres de la communauté diplomatique. Le premier ministre Philippe Couillard et Mme Wynne ont tenu deux réunions conjointes de leurs conseils de ministres pour explorer de nouvelles façons de collaborer. Des rencontres qui ont connu du succès...

«En plus de relier nos marchés du carbone, nous avons signé une entente pour explorer le potentiel d'augmenter les échanges d'électricité entre nos deux provinces, a expliqué Mme Wynne à un auditoire attentif. Une telle initiative procurerait des économies aux abonnés de l'Ontario et nous aiderait à répondre à la demande de notre réseau grâce à l'électricité propre et renouvelable du Québec.»

Culture de l'innovation

La première ministre est revenue sur les objectifs de croissance économique de son gouvernement fondés sur une culture de l'innovation, l'expansion des entreprises et la modernisation de la réglementation.

L'éducation est également une priorité à ses yeux.

La présence d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée en Ontario y attire les entreprises, a poursuivi Mme Wynne, mais il y a encore trop d'obstacles et d'inégalités. Dans les familles où le revenu est entre 20 000 $ et 30 000 $, à peine 38% des étudiants font des études collégiales ou universitaires. Dans les familles où le revenu est de 180 000 $, ce pourcentage est de 77%.

Pour développer une économie performante, ce taux doit augmenter, a-t-elle fait valoir.

Selon elle, le nombre de personnes muni d'un certificat ou un diplôme secondaire «doit augmenter tous les ans» a imploré la première ministre, en rappelant que la gratuité scolaire est maintenant offerte aux familles dont le revenu est de 50 000 $ ou moins.

Cette déclaration lui a valu une salve d'applaudissements.

Après une année difficile l'an dernier, l'Ontario s'est engagé sur la voie d'une saine gestion financière, a rajouté la première ministre. Le déficit du gouvernement sera éliminé en 2017-2018, 325 projets d'infrastructure supplémentaires ont été annoncés, le taux de chômage a glissé à son plus bas niveau depuis 2008 et l'Ontario «a attiré la moitié de tout le capital de risque» au Canada.

C'est un climat propice aux affaires, en conclut le président du conseil d'administration du Regroupement des gens d'affaires, Denis Chaîné. L'Ontario est en train de reprendre sa place comme moteur économique du pays, a-t-il signalé.

Un discours perturbé par des manifestants

Les employés du casino de l'hippodrome Rideau-Carleton ont... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 3.0

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Les employés du casino de l'hippodrome Rideau-Carleton ont manifesté leur mécontentement.

Etienne Ranger, LeDroit

L'allocution de la première ministre Kathleen Wynne devant le Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale a été brièvement perturbée vendredi par une quinzaine d'employés du casino de l'hippodrome Rideau-Carleton, excédés de voir qu'il n'y a pas de solution en vue pour dénouer le conflit qui les oppose à la Société des loteries et des jeux de l'Ontario.

Pendant que Mme Wynne livrait son discours, les employés se sont levés en guise de protestation, affichant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire leurs frustrations : justice, salaires décents, respect...

Selon le vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Larry Rousseau, le conflit a assez duré.

« On demande au gouvernement de mettre de la pression sur la Société pour qu'on puisse au moins retourner à la table ou trouver une autre solution pour que ces travailleurs-là rentrent au travail [...] Depuis le 1er janvier 2009, ils n'ont pas eu d'augmentation de salaire et ils veulent quand même avoir des garanties concernant leur retraite. »

Selon M. Rousseau, le syndicat attend que la Société fasse signe pour reprendre les négociations ou au moins offrir une autre solution à ce différend. Mais jusqu'à présent, le dossier n'a pas bougé.

Après avoir brièvement rencontré la première ministre vendredi au Château Laurier où Mme Wynne était à l'honneur, il croit que Mme Wynne est sensibilisée à l'enjeu.

« Je pense qu'elle va faire quelque chose pour essayer de dénouer les choses. »

Sur le site web de la Société des loteries, on précise que ce conflit perdure depuis le 16 décembre 2015 et que l'employeur a fait sa meilleure offre salariale finale aux employés, offre qui a été rejetée.

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