Financement des partis: la première ministre Wynne sur la défensive

La première ministre Kathleen Wynne a été bombardée... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La première ministre Kathleen Wynne a été bombardée de questions sur le financement politique, vendredi, alors qu'elle était de passage dans la capitale fédérale.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Bombardée de questions, la première ministre ontarienne Kathleen Wynne s'est défendue tant bien que mal au sujet des activités de financement de son parti qui font les manchettes depuis une semaine.

Selon La Presse Canadienne, le Parti libéral de l'Ontario a tenu un souper-bénéfice mercredi à 1600$ le couvert, recueillant la somme de 3 millions $. Les convives payaient 2000$ de plus pour prendre place à une table de la victoire et 1000$ de plus pour participer à une préréception de 30 minutes. Cette activité est survenue un jour après l'annonce des intentions du gouvernement Wynne de déposer des lignes directrices pour encadrer les activités de financement des partis.

Interrogée à savoir si les ministres de son gouvernement avaient des objectifs de financement annuels, la première ministre a esquivé cette question. Sans en préciser la teneur, elle a souligné qu'il y avait un objectif de financement général fixé par le parti.

«Nous sommes une équipe. Ces conversations (restent) entre les ministres et les responsables du financement, a-t-elle indiqué vendredi lors d'un point de presse à Ottawa. Nous n'avons pas une conversation commune à proposer des objectifs de financement de chacun. Nous savons qu'il y a un objectif global pour gérer le parti et faire le travail qui s'impose. Nous faisons chacun tous notre part.»

La première ministre a répété que son gouvernement entendait resserrer les règles à l'automne pour encadrer les activités des tierces parties et le financement des partis politiques. Les dons provenant des sociétés et des syndicats seront vraisemblablement éliminés.

Ces changements se feront graduellement. Le modèle fédéral servira d'inspiration, a précisé Mme Wynne à Ottawa, où elle a précisé que le gouvernement lancera cette année sa stratégie numérique.

En attendant, il faut bien que le Parti libéral puisse financer ses activités, a-t-elle laissé entendre.

Elle a précisé que le parti ne vendait surtout pas un accès privilégié aux ministres. «Les groupes d'étudiants qui sont venus nous parler n'ont pas payé pour avoir accès à nous», a enchaîné Mme Wynne.

Quant à la procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, elle a nié que les ministres aient des objectifs annuels de financement.

«Je vous dis non, ce n'est pas une condition sine qua non que si tu sièges au cabinet, tu dois ramasser un certain montant d'argent.» Elle a aussitôt ajouté que comme ministre, elle avait «une obligation» de participer au financement du parti.

«C'est depuis les temps immémoriaux qu'on a ce système-là.»

Son collègue Bob Chiarelli, ministre de l'Énergie, a indiqué au Droit cette semaine qu'il avait des objectifs de financement annuels «modestes». Selon les informations recueillies par le Toronto Star, ces objectifs annuels pouvaient aller jusqu'à 500 000$ par ministre.

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