Dons aux partis: Wynne songe à serrer la vis

Le première ministre Wynne a semblé dire que... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le première ministre Wynne a semblé dire que les dons en provenance des entreprises et des syndicats seront graduellement éliminés.

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Le ministre ontarien de l'Énergie, Bob Chiarelli, ne voit rien de mal à ce que les ministres influents du gouvernement ontarien aient des objectifs de financement annuels pour renflouer les coffres du parti libéral. Tous les partis le font, a-t-il indiqué lors d'une entrevue.

Il ne croit pas que cela puisse donner lieu à des pressions indues ou à du trafic d'influence comme cela, semble-t-il, s'est passé au Québec.

«Je n'ai aucune crainte à ce sujet personnellement. Peut-être y a-t-il une perception en ce sens mais je puis vous assurer que les portes sont ouvertes. Les entreprises, petites, moyennes et grandes, viennent me voir régulièrement pour faciliter le déblocage de certains enjeux ou pour bien comprendre les enjeux. Je ne vérifie pas s'ils ont fait un don ou s'ils sont des libéraux.»

La première ministre Kathleen Wynne semblait toutefois plus pressée d'encadrer les dons aux partis politiques. Elle annonçait mardi que la province va resserrer les règles touchant les dons politiques dès l'automne. Le plafond des contributions annuelles aux partis sera abaissé.

Elle a semblé dire que les dons en provenance des entreprises et des syndicats seront graduellement éliminés. Mme Wynne a toutefois refusé de confirmer une nouvelle parue dans le Toronto Star qui rapportait que les objectifs de financement des ministres variaient entre 150 000$ et 500 000$ par année.

M. Chiarelli a admis qu'on demandait aux ministres de recueillir des fonds pour le parti mais qu'il s'agissait d'objectifs «modestes». De plus, tous les dons doivent être déclarés, a-t-il expliqué.

Le ministre de l'Énergie a rappelé que les néo-démocrates ontariens avaient organisé une soirée-bénéfice à 10 000$ la tête alors que les conservateurs de l'Ontario vont jusqu'à demander 20 000$ ou 30 000$ la table d'invités lors de certains événements.

Quant à savoir si des éléments indésirables pouvaient exercer des pressions pour obtenir des contrats gouvernementaux, le ministre a signifié qu'il ne traitait pas avec des éléments indésirables. Il doute qu'un tel scénario puisse se reproduire en Ontario.

«Je ne pense pas que l'on puisse comparer ce qui se passe au Québec avec ce qui se passe en Ontario ou dans toute autre province, honnêtement.»

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