Jeune et inclusif, selon Brown

Patrick Brown a confié avoir espéré que les... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Patrick Brown a confié avoir espéré que les libéraux se réjouiraient de voir les progressistes-conservateurs reconnaître que quelque chose devait être fait par rapport aux changements climatiques.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Keith Leslie
La Presse Canadienne

Les progressistes-conservateurs de l'Ontario ont mis fin, dimanche, à une convention de deux jours avec l'assurance d'être en mesure de vaincre les libéraux aux élections provinciales de 2018 grâce à un parti plus jeune et inclusif avide de nouvelles idées.

Il s'agissait de la première convention pour le nouveau leader de la formation politique, Patrick Brown.

Ce dernier a profité de l'occasion pour afficher ses couleurs relativement à un premier grand dossier, se déclarant en faveur de l'établissement d'un prix pour le carbone et affirmant que le programme de plafonnement et d'échange proposé par les libéraux n'était qu'un plan à 1,9 milliard $ pour regarnir les coffres du gouvernement.

M. Brown, un ancien député conservateur fédéral âgé de 37 ans qui a remporté la course à la chefferie des progressistes-conservateurs ontariens en mai 2015, a fourni très peu de détails concernant la méthode qu'il entend adopter pour attribuer un prix au carbone.

Il s'est contenté de citer l'exemple de la taxe sur le carbone de la Colombie-Britannique, avant de soutenir que la mesure n'aurait aucun impact sur les revenus grâce à des crédits d'impôt accordés tant aux entreprises qu'aux particuliers.

«Obliger les pollueurs à payer et remettre cela sous forme de dividende aux contribuables dans le cadre d'un vaste programme d'allègement fiscal est une façon sensée de relever les défis environnementaux d'aujourd'hui», a-t-il martelé en entrevue avec La Presse Canadienne, dimanche.

Certains des quelque 1800 délégués présents à la convention ont accueilli l'annonce avec des murmures de désapprobation, l'un d'eux allant même jusqu'à s'écrier «non», mais Patrick Brown a assuré que cette position était presque unanimement appuyée par le caucus du parti.

Le ministre ontarien de l'Environnement, Glen Murray, a attaqué le chef progressiste-conservateur sur Twitter, dimanche, l'accusant de faire partie de ceux qui nient l'existence des changements climatiques et lui reprochant de n'avoir jamais abordé le sujet durant ses dix années à la Chambre des communes.

M. Brown a confié avoir espéré que les libéraux se réjouiraient de voir les progressistes-conservateurs reconnaître que quelque chose devait être fait par rapport aux changements climatiques plutôt que de se livrer à des «coups bas partisans».

Le fait que la convention ait attiré autant de nouveaux délégués, dont beaucoup de jeunes et de personnes issues des minorités culturelles, montre que la formation est bien placée pour tirer profit de «l'énorme soif de changement» de l'Ontario, a-t-il ajouté.

«Je pense qu'aujourd'hui, le parti reflète la province comme il ne l'avait jamais fait auparavant», a-t-il commenté, soulignant que la formation politique était incroyablement jeune et diversifiée.

Les progressistes-conservateurs commenceront à proposer des candidats en janvier 2017, soit 18 mois avant le scrutin provincial.

Dans le cadre de la révision de leur image, ils ont aussi dévoilé un nouveau logo constitué d'un «P» rouge et d'un «C» bleu entrelacés avec une feuille verte au milieu.

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