Université francophone: la ministre Meilleur «inquiète»

«Le dossier avance. Fonder une université, ça ne... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Le dossier avance. Fonder une université, ça ne se fait pas du jour au lendemain», a déclaré la ministre Madeleine Meilleur.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Bien qu'elle appuie le projet de création d'une université francophone à Toronto, la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, se questionne sur sa viabilité.

«Oui, il y a une inquiétude», confie Mme Meilleur, disant craindre que l'arrivée d'une nouvelle institution ne divise inutilement les francophones dans la région du sud-ouest de l'Ontario.

«Parce que là, à Toronto, il va y avoir le Collège Boréal, le collège Glendon (de l'Université York) et l'université franco-ontarienne... c'est peut-être trop», a-t-elle affirmé, jeudi, en marge d'un dîner-causerie à saveur économique qui se tenait à Gatineau.

Le dossier de l'université est actuellement entre les mains d'un comité d'experts, qui remettra ses recommandations «bientôt».

La ministre refuse pour l'instant de préciser sa pensée, en attendant le résultat du rapport. Elle affirme toutefois avoir déjà sa «petite idée» sur une solution viable.

Mme Meilleur laisse entendre que l'enjeu de la gouvernance est l'une des clés du succès de l'entreprise. La communauté franco-ontarienne réclame une université «par et pour» les francophones. La ministre dit être en accord avec ce principe.

«Je ne sais pas quel modèle ça va prendre. Je ne peux pas donner mon opinion maintenant, parce que je n'ai pas vu quelles sont les suggestions», insiste-t-elle.

Impatience

Une demande officielle pour la création de cette institution a été formulée au gouvernement en février 2015. Un an plus tard, certains militants montrent des signes d'impatience et pressent Queen's Park de mettre le pied sur l'accélérateur.

La pression s'accentue, alors qu'une manifestation devant l'Assemblée législative à Toronto aura lieu le 18 février prochain.

Parallèlement, le projet de loi privé de la néo-démocrate France Gélinas, visant la création d'une première université franco-ontarienne, suit son cours en comité.

De son côté, Madeleine Meilleur ne comprend pas cette hâte, et n'a pas l'intention de bousculer son agenda. «Le dossier avance. Fonder une université, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut établir des bases solides. C'est sur ma table de travail, ne vous inquiétez pas.»

«La population francophone grandit à Toronto», ajoute la procureure générale de l'Ontario. «Je suis positive. On va avoir un beau projet. On a des défis financiers puis on décide d'investir, alors moi, je veux que ça soit un succès.»

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