Hillier reçoit peu d'appuis

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Randy Hillier

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Un projet de loi privé visant à donner la chance aux électeurs de l'Ontario de congédier un député provincial «peu efficace» avant la fin de son mandat recueille peu d'appuis à Toronto et à Ottawa.

La proposition du progressiste-conservateur Randy Hillier a été mal accueillie à Queen's Park hier. La réponse du gouvernement libéral est venue d'une porte-parole du bureau de la procureure générale de la province, Madeleine Meilleur.

«Les élections représentent le mécanisme le plus approprié afin que les élus rendent des comptes à la population. Le congédiement des élus n'assure pas la reddition de compte», a fait savoir par courriel Christine Burke au Droit.

Lundi, le député de Lanark-Frontenac-Lennox et Addington a annoncé son intention de présenter un projet de loi permettant le congédiement d'un politicien provincial dont le rendement est remis en question.

«Le congédiement des élus permet des campagnes répétées contre des gouvernements et représentants démocratiquement élus afin de déloger le parti et le candidat ayant remporté une élection, ajoute Mme Burke.»

Une telle pratique aurait des avantages aussi sur la scène municipale, a plaidé M. Hillier. Le maire d'Ottawa, Jim Watson, n'y croit pas.

«C'est une très mauvaise idée, s'est exclamé l'ex-ministre des Affaires municipales de l'Ontario. Il existe déjà un moyen de 'congédier' les élus, ça s'appelle les élections. Une telle loi est calquée sur les idéologies du Tea Party aux États-Unis où les citoyens défient toujours les élus. C'est difficile de gouverner quand on a une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. [...] C'est un mécanisme ridicule à n'importe quel palier gouvernemental.»

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