Brown en faveur d'une université francophone

«Les francophones de tout l'Ontario avaient déjà leur... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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«Les francophones de tout l'Ontario avaient déjà leur université: l'Université d'Ottawa», a tenu à souligner le recteur  de l'université, Allan Rock.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Au moins un des deux candidats à la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario (PC) affiche son soutien à la création d'une université franco-ontarienne autonome en province.

Le député fédéral de Barrie, Patrick Brown, a appuyé la cause sans réserve, même si le parti qu'il entend diriger après l'élection du 9 mai prochain s'est montré quelque peu discret sur la mise sur pied d'un établissement «par et pour» les francophones.

«Je crois qu'il est temps que le gouvernement de l'Ontario et le ministère de la Formation et des Collèges et Universités prennent des mesures pour établir une université de langue française», a soutenu Patrick Brown lorsqu'interrogé par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) dans un questionnaire portant sur les enjeux francophones destiné aux deux prétendants.

Christine Elliott, considérée comme la favorite en début de campagne, ne s'est toujours pas affichée publiquement vis-à-vis de la francophonie.

«Elle n'a pas encore fait parvenir ses réponses», a souligné l'AFO, la voix politique des quelque 611500 Franco-Ontariens.

La position de M. Brown rejoint celle de l'AFO, mais aussi du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) qui ont exigé la création d'un premier campus dans la région de Toronto dès 2018, lors d'un point de presse tenu à Queen's Park en février dernier.

«Chaque élève en Ontario devrait avoir le droit d'étudier dans la langue officielle de leur choix. Toutefois, l'accessibilité est la clé [...] les programmes doivent être accessibles en français, a insisté M. Brown. L'université de langue française est nécessaire pour les étudiants qui veulent poursuivre leurs études postsecondaires, en particulier dans les régions où il y a une absence de la langue française au postsecondaire. Cela inclut la région du centre-sud de l'Ontario.»

L'Université d'Ottawa (l'Ud'O) s'est toutefois montré contre l'idée de créer une telle institution. Dans une lettre ouverte publiée l'automne dernier, son recteur, Allan Rock, soutenait que «les francophones de tout l'Ontario avaient déjà leur université: l'Ud'O». Cette dernière espère obtenir de l'argent de la province demain, lors du dépôt du budget ontarien, afin de créer un campus entièrement francophone à Woodstock, situé au sud-ouest de Toronto».

Pas de bilinguisme officiel

En plus de l'éducation en français, le questionnaire de l'AFO traite de culture, de la santé, des médias francophones en milieu minoritaire, de l'économie, de l'immigration ainsi que des droits linguistiques des Franco-Ontariens. À cet effet, M. Brown est défavorable à ce que l'Ontario devienne une province bilingue. «À cette époque, le bilinguisme officiel n'est pas une priorité», croit-il tout en rappelant qu'il est «très fier» d'être le seul candidat bilingue dans la course à la chefferie.

Jfdugas@ledroit.com

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