Crise du Bois d'oeuvre: « Chaque fois, les tribunaux nous donnent raison »

Le premier ministre Justin Trudeau... (La Presse Canadienne, Justin Tang)

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Le premier ministre Justin Trudeau

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La Presse Canadienne

MONTRÉAL - Bien que les nouvelles sanctions à l'endroit du bois d'oeuvre canadien laissent l'industrie forestière sur le qui-vive, ses travailleurs ne devraient pas faire les frais de licenciements massifs à court terme.

Le portrait pourrait toutefois changer lorsque les autorités américaines auront pris leurs décisions définitives sur les droits punitifs plus tard cette année ou si les prix du bois chutent.

« C'est une tuile additionnelle qui nous tombe sur la tête », a affirmé mardi le directeur québécois du syndicat Unifor, Renaud Gagné, en commentant le droit antidumping préliminaire de 6,87 % imposé la veille par le département américain du Commerce.

En combinant cette mesure au droit compensatoire moyen de 19,88 % annoncé en avril, les exportations canadiennes de bois de sciage sont maintenant frappées d'une taxe frontalière d'environ 27 %.

Cela n'empêchera pas le Canada de continuer de travailler avec Washington pour tenter de trouver un terrain d'entente, a affirmé le premier ministre Justin Trudeau, à Ottawa.

« À chaque fois, les tribunaux (commerciaux) finissent par nous donner raison et rejettent ces décisions américaines », a-t-il dit en conférence de presse, ajoutant qu'il s'attendait à un dénouement similaire dans la dispute actuelle.

Même si Québec et Ottawa ont prévu respectivement 300 et 867 millions $ pour épauler l'industrie forestière, « tout le monde est sur le qui-vive », affirme M. Gagné, qui souhaite que la dispute sur le bois d'oeuvre se règle d'ici la mi-août, avant que ne débute la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Unifor représente quelque 13 500 travailleurs du secteur forestier, soit environ deux fois moins par rapport à il y a une décennie.

Selon le directeur québécois d'Unifor, certaines scieries pourraient profiter des vacances de leurs employés au cours de la saison estivale pour interrompre temporairement leurs activités afin de s'adapter aux conditions du marché.

Le Conference Board du Canada estime que les droits punitifs américains coûteront 1,7 milliard $ en un an aux producteurs canadiens et se traduiront par une réduction de 2200 emplois.

Pour le moment, au Québec, certaines entreprises semblent avoir les reins assez solides pour éviter les mises à pied.

Le marché du bois d'oeuvre au sud de la frontière représente environ 40 % des ventes de l'entreprise. Quelque 500 de ses 850 emplois sont également liés à ce secteur.




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