Chalk River, un projet qui «mérite toute notre attention»

William Amos souhaite susciter la participation du plus... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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William Amos souhaite susciter la participation du plus grand nombre de citoyens en vue de la réalisation d'un dépotoir de déchets radioactifs proposé à Chalk River.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Paul Gaboury
Le Droit

Tout en le qualifiant de « projet régional et national substantiel », le député fédéral du Pontiac, William Amos, souhaite susciter la participation du plus grand nombre de citoyens au processus de consultation en cours en vue de la réalisation d'un dépotoir de déchets radioactifs proposé à Chalk River, en Ontario.

Jusqu'à maintenant, le projet a suscité de vives inquiétudes de la part de plusieurs intervenants parce que le dépotoir doit accueillir d'ici 2020 des déchets radioactifs à environ 1 kilomètre de la rivière des Outaouais et à 200 kilomètres à l'ouest de la zone urbaine d'Ottawa-Gatineau. Le gouvernement du Québec a récemment décidé d'emboîter le pas en raison des risques environnementaux que présenterait le projet sur son territoire.

Dans une lettre ouverte, le député Amos affirme qu'il prend « au sérieux » sa responsabilité de favoriser le « dialogue public » au sujet du projet de gestion des déchets de surface proposé par Les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC). En même temps, il y rappelle que ce n'est pas à lui que revient le rôle de prendre une décision sur ce projet, mais plutôt à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).

Pendant plus d'un an, le député Amos souligne avoir consulté « directement et abondamment » différents intervenants, notamment des propriétaires de chalet, des groupes environnementaux, des élus municipaux, des communautés autochtones et parlementaires. Il faut faire confiance au rôle que joue la CCSN d'évaluer tous les enjeux environnementaux liés à ce projet, souligne-t-il.

« Cet organisme indépendant de réglementation fédérale examinera le tout, incluant tous les risques liés aux inondations, aux tremblements de terre et aux répercussions multigénérationnelles ainsi que les menaces terroristes », rappelle-t-il.

Dans la région, Sentinelle Outaouais et d'autres intervenants francophones, de même que le député néo-démocrate François Choquette, ont aussi déploré que la documentation technique n'était disponible qu'en anglais.

À la suite de cette dénonciation, le promoteur LNC a finalement accepté de faire la traduction. L'analyse d'impact environnemental devrait devrait être disponible vers la mi-juin, a promis le promoteur LNC cette semaine. 

La CCSN a accepté de reporter de trois mois, jusqu'au 18 août, la période de consultation sur l'ébauche de l'étude d'impact.




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