Nomination de Madeleine Meilleur: le NPD dépose une plainte

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La nomination de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles n'a pas fini de semer la controverse.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Mylène Crête
La Presse Canadienne

Le Commissariat aux langues officielles confirme avoir reçu non pas une, mais deux plaintes concernant la nomination de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles.

L'une de ces plaintes a été déposée par le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui estime que l'ex-ministre libérale du gouvernement ontarien est en conflit d'intérêts et qu'elle ne pourra pas « assurer la défense des droits linguistiques avec impartialité ».

Madeleine Meilleur a reconnu la semaine dernière qu'elle avait contacté Gerald Butts et Katie Telford, deux membres influents de la garde rapprochée du premier ministre Justin Trudeau, afin de signaler son intérêt pour l'emploi. Cet aveu a fait bondir les partis d'opposition et certains candidats qui ont fait partie du processus de sélection.

Le NPD soutient qu'une telle proximité « pourrait l'amener à défendre les intérêts du gouvernement libéral au lieu de défendre les langues officielles ».

« Si elle refusait une plainte, j'aurais toujours un doute, les citoyens du Canada aussi et les communautés de langues officielles aussi », a affirmé le porte-parole du NPD en la matière, François Choquette, dans une entrevue à La Presse canadienne.

Il estime que cette nomination partisane contrevient à la Loi sur les langues officielles puisque le gouvernement n'a pas consulté les partis d'opposition reconnus avant d'arrêter son choix.

« Le processus de nomination n'a pas été fait selon les règles, a soutenu M. Choquette. Il n'y a pas eu de consultation, il y a seulement eu un avis. »

Dans un courriel envoyé à La Presse canadienne plus tôt cette semaine, le porte-parole de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a écrit qu'« une fois son choix arrêté », celle-ci avait « consulté les porte-parole des partis de l'opposition pour obtenir leurs commentaires ».

Le président de la Chambre des communes, Geoff Regan, doit aussi se prononcer sur ce processus de consultation à la demande du NPD et du Parti conservateur.

Les partis d'opposition tentent de bloquer la nomination de Madeleine Meilleur en arguant qu'ils n'ont pas été consultés adéquatement tel que le requiert la Loi sur les langues officielles.

Sa nomination au poste de commissaire aux langues officielles soulève la controverse depuis trois semaines, à un point tel que la Fédération des communautés francophones et acadienne, qui avait d'abord appuyé le choix du gouvernement, a demandé, vendredi, une rencontre « de toute urgence » avec le premier ministre Justin Trudeau.




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