Dépotoir nucléaire à Chalk River: le Québec n'a pas eu son mot à dire

Le dépotoir de déchets nucléaires de Chalk River.... (Photo Archives, La Presse canadienne)

Agrandir

Le dépotoir de déchets nucléaires de Chalk River.

Photo Archives, La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Droit

Le gouvernement fédéral n'a pas consulté le Québec quant au choix du site de Chalk River, en Ontario, pour l'implantation d'un dépotoir de déchets nucléaires, selon le porte-parole du Parti Québécois en matière d'environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault.

Le PQ a réclamé jeudi la tenue d'une consultation publique du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) à propos de ce projet, afin d'obtenir « un portrait clair des risques liés à l'enfouissement des déchets nucléaires ».

« Le choix du site a été décidé sans l'aval du gouvernement du Québec et sans avoir commandé aucune étude pour évaluer les impacts au Québec, dénonce M. Gaudreault. Ce n'est pas vrai que le Québec doit se contenter d'être un simple spectateur comme un autre dans ce dossier-là. »

Si le projet venait à se concrétiser, le dépotoir serait situé à un kilomètre de la rivière des Outaouais, à proximité de la frontière québécoise. 

Le député responsable de la région de l'Outaouais, Stéphane Bergeron, dit d'ailleurs être inquiet quant au choix de cet emplacement, puisque cette rivière constitue la « principale source d'approvisionnement en eau potable de la ville de Gatineau et de nombreuses autres localités de l'Outaouais. »

Selon lui, c'est aux Québécois de décider.

En français

Le porte-parole du PQ en matière de ressources naturelles, Sylvain Rochon, déplore également le manque de renseignements disponibles à propos du dépotoir.

Les informations qui ont été rendues publiques jusqu'à maintenant ont essentiellement été publiées en anglais par la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

« Très peu d'information a filtré à propos de ce projet, souligne M. Rochon. [Mais] le Québec a fait le choix de sortir du nucléaire. Nous avons le droit de connaître tous les risques associés à ce dépotoir. »

« C'est maintenant qu'il faut consulter [le Québec], c'est maintenant qu'il faut bouger, et c'est maintenant qu'il faut se positionner pour ne pas rester silencieux », ajoute M. Gaudreault.

Marika Bellavance, collaboration spéciale




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer