Un comité recommande l'expulsion du sénateur Don Meredith

Le sénateur Don Meredith aurait entretenu une relation... (Colin Perkel, La Presse canadienne)

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Le sénateur Don Meredith aurait entretenu une relation avec une adolescente âgée de 16 ans.

Colin Perkel, La Presse canadienne

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La Presse Canadienne

Le comité sénatorial sur l'éthique et les conflits d'intérêts recommande que le sénateur Don Meredith soit expulsé en raison d'une relation qu'il a entretenue avec une adolescente - une première recommandation de ce genre dans l'histoire de la chambre haute.

Ce sont les sénateurs qui détermineront s'ils acceptent ou non la suggestion du comité.

«Il n'a pas respecté les normes les plus élevées de dignité inhérentes à la charge de sénateur et s'est comporté d'une façon pouvant déprécier la charge de sénateur et l'institution du Sénat», souligne le comité dans son rapport.

«Votre comité est d'avis que l'inconduite du sénateur Meredith a prouvé qu'il n'est pas apte à servir comme sénateur. Sa seule présence à la chambre suffirait à discréditer l'institution. Aucune sanction plus légère que l'expulsion ne saurait réparer le tort qu'il a causé au Sénat», ajoute-t-on.

La procédure prévoit qu'une fois démarré, le débat sur le sort du sénateur Meredith devra se conclure en un maximum de 15 jours. Et le sénateur aura deux occasions de se défendre au cours de ce débat. Il pourra intervenir au moment qu'il le désire et se lever, encore une fois, à la conclusion du débat.

Cette recommandation fait suite à un rapport explosif déposé par la conseillère sénatoriale à l'éthique, Lyse Ricard, plus tôt cette année.

Elle a conclu que l'homme âgé de 52 ans - un pasteur pentecôtiste marié - avait eu une relation avec une adolescente de 16 ans qui est plus tard devenue de nature sexuelle. Elle a aussi affirmé que M. Meredith s'était servi du «prestige» de son poste de sénateur pour profiter de la jeune fille.

Le sénateur a parlé de cette relation comme d'une «faiblesse morale», mais il a insisté pour dire qu'il n'avait pas eu de relation sexuelle avec l'adolescente avant qu'elle n'ait 18 ans. Il a toujours rejeté la possibilité de démissionner comme le lui demandaient de nombreux collègues.

«Les activités et la relation suivies à caractère sexuel entre l'adolescente et le sénateur Meredith ont donné lieu à deux interactions de nature sexuelle, dont l'une où il y a eu un rapport sexuel, avant que l'adolescente devienne majeure en décembre 2014», soutient toutefois le rapport du comité.

Le sénateur se serait ensuite prêté à des séances de clavardage explicites.

Le Sénat n'a jamais expulsé l'un de ses membres. Mais le sentiment général dans la chambre haute laisse croire que M. Meredith n'est plus le bienvenu.

Avant l'annonce de mardi, des experts soulignaient que la section 18 de la Constitution canadienne édicte que le Sénat et la Chambre des communes ont les mêmes pouvoirs que la Chambre des communes britannique, qui peut expulser l'un de ses membres et déclarer son siège vacant.

M. Meredith a présenté publiquement ses excuses à sa famille, ses collègues sénateurs et à la femme en question - qui est connue sous le pseudonyme Mme M. - et à tous les Canadiens, espérant que ce geste de contrition allait suffire pour qu'il garde son siège.

«C'est une faiblesse morale de ma part. En tant qu'être humain, j'ai fait une grave erreur de jugement dans mes interactions. Et j'en suis profondément désolé», avait-il dit en entrevue avec La Presse canadienne en présence de son avocat.




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