Le Canada favorise un président français pro-UE, affirme Dion

Stéphane Dion... (Archives, La Presse canadienne)

Agrandir

Stéphane Dion

Archives, La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mylène Crête
La Presse Canadienne

Stéphane Dion affirme que le Canada préférerait l'élection d'un président français en faveur de l'Union européenne, de l'ouverture et de l'inclusion.

«Ce ne serait pas une grosse surprise de dire qu'on préférerait un président qui partage les valeurs que je viens d'exprimer», a affirmé mardi le nouvel envoyé spécial du Canada à l'Union européenne et en Europe.

Il répondait alors aux questions des journalistes qui lui ont demandé ce qu'il pensait de l'issue de l'élection en France.

Les Français doivent aller aux urnes dimanche et choisir entre la candidate d'extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui défend l'Union européenne.

Stéphane Dion a clairement indiqué de quel côté il penchait. «Nous préférons voir à la tête d'un pays-clé comme la France en Europe un président qui croit, comme nous, que l'intégration européenne est un atout pour le monde», a-t-il indiqué.

«Nous préférons avoir un président qui partage nos valeurs d'ouverture et de respect de la diversité à la tête d'un pays ami», a-t-il ajouté.

«C'est une grande tradition de la France et je suis optimiste. Cette tradition va l'emporter et permettre au Canada et à la France de travailler selon les mêmes valeurs.»

Double rôle critiqué

La double affectation de Stéphane Dion à titre d'ambassadeur d'Allemagne et d'envoyé spécial auprès de l'Union européenne (UE) et de l'Europe fait sourciller l'opposition.

Députés conservateurs et néo-démocrates ont multiplié les questions sur le double rôle que l'ex-ministre des Affaires étrangères sera bientôt appelé à jouer sur le continent européen durant son passage devant le comité parlementaire des Affaires étrangères et du Développement international, mardi.

Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé lundi la nomination de l'ex-ministre au poste d'ambassadeur du Canada en Allemagne et d'envoyé spécial auprès de l'Union européenne et de l'Europe, un rôle revu à la baisse puisque Stéphane Dion devait au départ cumuler deux postes d'ambassadeur.

En janvier, lorsque M. Dion a été écarté du conseil des ministres, il a d'abord hésité à accepter le rôle de diplomate que M. Trudeau lui offrait. Il y a trois mois, il a finalement accepté de devenir à la fois ambassadeur en Allemagne et ambassadeur auprès de l'UE.

M. Dion a affirmé que le rôle d'envoyé spécial auprès de l'UE et de l'Europe lui convenait mieux et qu'il permettrait au Canada d'avoir une véritable «approche européenne». Il a également souligné la complémentarité entre ses deux rôles. La députée néo-démocrate Hélène Laverdière lui a souhaité bonne chance en insistant sur le fait qu'il allait être difficile de porter plusieurs chapeaux.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer