Chalk River: la documentation sera traduite en français

«C'est inacceptable que les francophones, incluant les experts... (Étienne Ranger, Archives Le Droit)

Agrandir

«C'est inacceptable que les francophones, incluant les experts qui s'intéressent à ce dossier, n'aient pas accès à toute la documentation dans leur langue», avait récemment dénoncé Patrick Nadeau, directeur général du groupe Sentinelle de la rivière des Outaouais.

Étienne Ranger, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

À la suite de plaintes, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) fait volte-face dans le dossier du dépotoir de Chalk River et force le demandeur, Les Laboratoires Nucléaires Canadien,s à déposer une version française de son document d'analyse d'impact environnemental disponible uniquement en anglais, a appris Le Droit.

La CCSN a aussi annoncé qu'elle prolongeait la période de consultation pour permettre aux francophones de commenter dans leur langue le projet de dépotoir de déchets radioactifs proposé sur le site de Chalk River, situé à près de 200 kilomètres à l'ouest d'Ottawa et Gatineau, et à proximité de la rivière des Outaouais. 

«En tant qu'organisme gouvernemental qui tire sa fierté de sa transparence et de son ouverture, la CCSN convient que l'accès à la documentation dans les deux langues officielles est essentiel lors des périodes de consultation avec le public» a indiqué dans un courriel Aurèle Gervais, des relations médias de la CCSN, en réponse à une demande du Droit.

«Par conséquent, le demandeur, soit les Laboratoires Nucléaires Canadiens s'occupe de la traduction de l'étude d'impact environnemental et diffusera le document au public. La période de consultation sera prolongée pour permettre à tous les Canadiens de commenter le projet dans la langue officielle de leur choix», ajoute M. Gervais.

Le personnel de la CCSN tiendra ensuite compte des commentaires de tous les membres du public avant de préparer son rapport d'étude environnementale (EE), qui sera publié dans les deux langues officielles. Les membres du publics auront l'occasion de commenter ce rapport au moyen d'interventions pendant le processus d'audience, a-t-il précisé.

Une audience publique sur le rapport d'étude environnementale provisoirement prévue pour janvier 2018 «n'aura lieu que si la Commission estime que tous les membres du public ont eu l'occasion d'examiner le documentation et de commenter le projet proposé».

La semaine dernière, la CCSN avait répondu à un intervenant qu'il ne pouvait forcer le promoteur du projet à faire la traduction de son analyse d'impact environnemental déposée en anglais sous prétexte qu'il s'agissait d'une «tierce partie», ce qui avait été contesté par plusieurs intervenants. 

Le groupe Sentinelle de la rivière des Outaouais, de même que le citoyen et journaliste à la retraite Gilles Provost, avait déploré l'absence de documentation en français.

Le député néo-démocrate François Choquette a déposé une plainte au Commissariat aux langues officielles, et demandé cette semaine l'intervention du ministre des Ressources naturelles Jim Carr, en exigeant que le document de 990 pages soit traduit et que la consultation soit remise en attendant la traduction.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer