O'Leary se retire et appuie Bernier

Kevin O'Leary a déclaré au quotidien The Globe and Mail qu'il... (Archives, La Presse canadienne)

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Kevin O'Leary a déclaré au quotidien The Globe and Mail qu'il abandonne la course parce qu'il ne pourra jamais remporter de sièges au Québec à cause de son unilinguisme.

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Lina Dib & Mylène Crête
La Presse Canadienne

Kevin O'Leary, l'un des candidats vedettes dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada, se rallie à la candidature de Maxime Bernier.

L'homme d'affaires n'aura flirté que quatre mois avec la politique active. Dans un communiqué transmis mercredi après-midi, il a écrit qu'il ne pourra pas remporter la course parce qu'il n'a pas assez d'appuis au Québec.

«Maxime Bernier et moi sommes statistiquement en tête. Comme je ne viens pas de la scène politique, j'ai un très faible soutien au deuxième tour. Je suis extrêmement fort dans l'Ouest, mais je n'ai pas de soutien majeur au Québec», a-t-il énuméré.

Son plus grand handicap au Québec: son unilinguisme. Quand il s'est lancé dans la course, il a prétendu qu'il n'avait pas besoin d'apprendre le français, avant de changer d'avis et d'embaucher les services d'un tuteur. Mais au cours des dernières semaines, il n'a pas pu démontrer de sérieux progrès dans sa maîtrise de l'autre langue.

Les 14 candidats - devenus 13 - devaient se réunir à Toronto, mercredi soir, pour un ultime débat.

Le député de Beauce doit rencontrer la presse avant cet affrontement pour commenter ce revirement spectaculaire.

M. O'Leary, homme d'affaires et vedette de télévision, a souvent été comparé à Donald Trump. Sa présence dans des émissions de téléréalité et son insistance à répéter qu'il n'est pas un politicien rappelaient le personnage de celui qui est devenu le président américain.

Cette semaine, le Parti conservateur a annoncé qu'il comptait 260 000 membres. Ceux-ci voteront le 27 mai pour leur prochain chef. Les votes sont comptabilisés selon un système qui donne le même poids à chaque comté du pays, peu importe le nombre de membres du comté. Il est donc très utile pour les candidats de convaincre les conservateurs des 78 circonscriptions québécoises.

Le candidat Andrew Scheer est celui qui a l'appui du plus grand nombre de députés conservateurs québécois. Il espère bloquer la voie à M. Bernier en ralliant le vote des agriculteurs québécois qui tiennent au maintien de la gestion de l'offre.

L'autre candidat qui défend la gestion de l'offre bec et ongles, Steven Blaney, n'a pas vraiment réussi à faire lever sa campagne.

«C'est un coup de théâtre, s'est-il exclamé. Pour moi, c'est véritablement une nouvelle campagne qui débute.»

Il entend, lui aussi, courtiser les membres du parti en faveur de la gestion de l'offre qui appuyaient Kevin O'Leary.

Kellie Leitch, qui a beaucoup fait parler d'elle en début de course, promettant de faire passer un «test de valeurs» aux éventuels immigrants, donnait aussi des signes d'essoufflement ces dernières semaines.

Dans un communiqué, elle écrit que Kevin O'Leary n'a jamais été un vrai conservateur puisqu'il est pour la légalisation de la marijuana comme Maxime Bernier et Justin Trudeau.

Maxime Bernier est ouvert à la légalisation, mais n'a pas encore pris position sur le projet de loi du gouvernement Trudeau.

Depuis le début de la course au leadership, Maxime Bernier engrange les appuis - surtout hors Québec - et les dons. Le ralliement de M. O'Leary vient changer la donne de cette course, à un mois du vote.

«Le Parti conservateur a besoin de quelqu'un qui a la meilleure chance de battre Trudeau. (...) Si nous n'agrandissons pas la base conservatrice au Québec, il sera extrêmement difficile de battre Trudeau en 2019», de l'avis de M. O'Leary.

«Je me retire de la course à la direction et je donne mon plein soutien à Max. Je vais tout mettre en ?uvre pour assurer qu'il est élu, et je vais demander à mes partisans de faire de même. Ensemble, nous allons chasser Justin Trudeau du pouvoir en 2019», a-t-il promis.




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