Chalk River: Choquette réclame l'intervention du ministre Carr

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Le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr

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Paul Gaboury
Le Droit

Pour être « équitable » envers les francophones et en respect avec la Loi sur les langues officielles, le député néo-démocrate François Choquette demande l'intervention du ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, auprès de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire afin qu'elle respecte ses obligations linguistiques dans le dossier du dépotoir de déchets radioactifs de Chalk River.

Après sa plainte déposée auprès de la Commissaire aux langues officielles vendredi, le critique néo-démocrate des langues officielles a écrit au ministre Carr, responsable de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire.

Le projet de construction d'un dépotoir nucléaire à Chalk River, situé à deux heures à l'ouest d'Ottawa et Gatineau, soulève plusieurs questions d'ordre environnemental, social et économique. Or, le dépôt d'un document d'impact environnemental disponible uniquement en anglais - et comptant 990 pages plus les annexes - déposé par la firme Golder Associates, fait partie de ces questions qui méritent des réponses de la part du gouvernement fédéral, rappelle le député Choquette.

« Dans une perspective d'équité entre les communautés de langue officielle, j'estime qu'il est primordial que la Commission canadienne de la Sûreté nucléaire (CCSN) traduise le document d'impact environnemental de ce projet conformément à la Loi sur les langues officielles » souligne le député Choquette qui avait aussi déposé une plainte auprès du commissaire aux langues officielles vendredi.

Selon le député, la CCSN doit favoriser l'épanouissement des minorités francophones, et doit rendre efficace la participation d'intervenants francophones en vertu de la partie VII de la Loi sur les langues officielles. La tenue d'audiences publiques constitue un service au sens de la Loi sur les langues officielles en ce qui concerne la participation de tierces parties. « Il est donc nécessaire que l'accès au dossier soit réellement équivalent dans les deux langues officielles », écrit le député. Le délai de 60 jours « doit être allongé pour permettre aux participants d'avoir accès aux documents dans les deux langues officielles », écrit le député.

Jusqu'à maintenant, la CCSN et le promoteur les Laboratoires nucléaires canadiens n'ont pas réagi à nos demandes dans ce dossier. Le Commissariat aux langues officielles étudie toujours si la plainte déposée par le député Choquette est recevable.




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