Budget Morneau: rien pour Phénix et la fonction publique

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré tous les maux de tête causés aux fonctionnaires par le fiasco Phénix, le budget Morneau n'a prévu aucune réserve pour corriger la situation et aider les employés fédéraux à faire face à leurs difficultés financières.

Les syndicats avaient réclamé la création d'une caisse de secours de 75 millions $ dans le budget 2017 pour régler Phénix et aider les fonctionnaires. Mais le gouvernement n'a rien annoncé.

« Pour Phénix, il n'y a rien. C'est notre plus grande déception dans ce budget. Le gouvernement avait une occasion rêvée de démontrer son sérieux pour régler ce fiasco, pour arranger le système et donner de la formation », a réagi Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) pour la région de la capitale nationale.

« Nous nous attendions à quelque chose pour Phénix, car le gouvernement a une responsabilité envers ses employés, mais il n'y a rien », a ajouté Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC). 

S'il ne dit pas un mot sur le fiasco Phénix, le gouvernement Trudeau a prévu tout de même dépenser 13 millions $ d'ici cinq ans afin de renforcer le Code canadien du travail, pour veiller à ce que les « employeurs récidivistes qui ne paient pas les salaires à leurs employés soient sanctionnés. »

Fonction publique

Si les dirigeants syndicaux sont satisfaits de certaines mesures, touchant l'Agence du revenu du Canada et l'Agence d'inspection des aliments, notamment, ils sont déçus qu'aucun plan n'ait été prévu pour rehausser les effectifs de la fonction publique et mettre un frein à la sous-traitance.

« Après avoir mis le pied sur l'accélérateur lors du budget 2016, c'est comme si le gouvernement avait levé le pied, dénonce M. Rousseau. Il aurait fallu qu'il mette le pied sur le gaz pour accroître les effectifs à la fonction publique, ce que nous n'avons pas avec ce budget. » 

« Les investissements prévus dans les sciences ne vont pas à la science publique, se désole Mme Daviau. Nous estimons qu'il faudrait embaucher 1500 scientifiques pour combler les besoins. »

Transport en commun  

Par ailleurs, des milliers de travailleurs et de fonctionnaires usagers d'OC Transpo et de la Société de transports de l'Outaouais ne pourront plus profiter du crédit d'impôt pour le transport en commun, à compter du mois de juillet, une mesure qui permettra au gouvernement d'économiser plus de 205 millions $ par an, soit 1 milliard $ d'ici 2021-2022. 

« Les données disponibles semblent indiquer que ce crédit est inefficace pour encourager l'utilisation du transport en commun et réduire les émissions de gaz à effet de serre », a indiqué le ministre des Finances, Bill Morneau en conférence de presse, rappelant que son gouvernement versera 20 milliards $ sur 11 ans, et au moins 5 milliards $ additionnels par le biais de la Banque d'infrastructure pour le transport en commun. Un de ces projets est celui de la phase 2 du train léger d'Ottawa.




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