Ottawa-Vanier: débat sans vagues et quasi sans français

Les candidats Mona Fortier, du Parti libéral du... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Les candidats Mona Fortier, du Parti libéral du Canada, Adrian Papara, du Parti conservateur, et Emilie Taman, du NPD

Etienne Ranger, Le Droit

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À moins de deux semaines du scrutin qui permettra d'élire un successeur à Mauril Bélanger dans Ottawa-Vanier, quatre des candidats dans la course se sont livrés à un débat sans vagues et presque unilingue anglophone mardi soir devant quelque 250 électeurs réunis dans une école du secteur Rockcliffe.

Seule la candidate libérale Mona Fortier et la représentante néo-démocrate Emilie Taman ont prononcé quelques phrases dans la langue de Molière au cours des échanges qui ont duré près de deux heures. Hormis les mots bonjour et merci, le candidat conservateur Adrian Papara ne s'est quant à lui pas exprimé en français, au même titre que la candidate du Parti vert, Nira Dookeran. 

Bon nombre des enjeux qui ont été abordés lors de l'événement organisé par les associations communautaires des quartiers Manor Park, Lindenlea, New Edinburgh et Rockcliffe Park étaient d'échelle davantage nationale que locale. 

L'environnement, la privatisation des aéroports, la promesse «brisée» de Justin Trudeau au sujet de la réforme électorale, les politiques d'immigration et d'accueil de réfugiés, les régimes de retraite, l'instauration d'un plan national pour améliorer l'accès aux médicaments d'ordonnance, les soins de santé et à domicile pour les aînés, l'accès à l'eau potable pour les communautés autochtones et même le désarmement nucléaire font partie des thèmes qui sont ressortis durant la soirée.

Le modérateur demandait aux candidats de répondre tour à tour à des questions préalablement rédigées par des électeurs dans la salle, une formule qui n'a cependant pas donné lieu à des échanges corsés. Le ton n'a jamais monté, les candidats se contentant tout au plus de lancer de temps à autre quelques pointes aux politiques du gouvernement libéral ou de l'ex-gouvernement conservateur. 

«Malheureusement, pendant plus de dix ans, les besoins d'Ottawa-Vanier ont été ignorés par les consrvateurs et nous subissons encore les conséquences de ces décisions. [...] Mais les temps ont changé, avec un premier ministre Trudeau qui a une vision progressiste du pays. Il sait qu'un Canada fort commence avec une classe moyenne forte», a d'emblée lancé Mme Fortier. 

Les ratés du système de paye Phénix, qui touchent encore des milliers de fonctionnaires fédéraux, ont tôt fait de rebondir au débat. 

Unanimement, les candidats ont affirmé que la situation était inacceptable et devait être réglée le plus rapidement possible.

«Il s'agit d'une énorme préoccupation, plusieurs personnes qui sont très anxieuses. Je connais même des étudiants qui n'ont toujours pas été payés pour leur emploi de l'été dernier. C'est très choquant et tout le monde sera d'accord pour dire que ça ne se passerait pas ainsi dans le secteur privé», de dire Emilie Taman. 

La construction de logements sociaux, un meilleur accès à la propriété et une aide aux petites et moyennes entreprises permettrait aussi de redorer le blason de la circonscription ottavienne, disent les candidats à l'élection du 3 avril. 

Le vote par anticipation aura lieu de vendredi à lundi dans ce comté libéral depuis 1935.




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