Réforme électorale: la décision provoque le cynisme des jeunes

Dans une lettre ouverte qu'il a fait parvenir... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Dans une lettre ouverte qu'il a fait parvenir aux députés libéraux fédéraux de l'Outaouais, le coordonnateur du programme C'est parti, je vote de la Commission Jeunesse de Gatineau, Jean-Mathieu Chénier, dénonce la récente décision du premier ministre Justin Trudeau de ne pas tenir son engagement de réformer le mode de scrutin uninominal à un tour.

Etienne Ranger, Le Droit

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Paul Gaboury
Le Droit

La décision du gouvernement Trudeau de ne pas respecter sa promesse sur la réforme électorale aura une influence « très démobilisatrice » en plus de nourrir encore plus le cynisme des jeunes envers la politique.

Dans une lettre ouverte qu'il a fait parvenir aux députés libéraux fédéraux de l'Outaouais, le coordonnateur du programme C'est parti, je vote de la Commission Jeunesse de Gatineau, Jean-Mathieu Chénier, dénonce la récente décision du premier ministre Justin Trudeau de ne pas tenir son engagement de réformer le mode de scrutin uninominal à un tour.

« L'action de briser une promesse électorale reprise lors du discours du Trône et présentée comme un engagement sincère sur le site du parti est en elle-même très démobilisatrice et vient une fois de plus nourrir ce cynisme ambiant que nous nous efforçons à combattre. Comment encourager un jeune à s'intéresser à la politique lorsque les politiciens renoncent constamment à leurs engagements ? », questionne M. Chénier.

L'absence de volonté de tous les partis « une fois au pouvoir » envers la réforme du mode de scrutin n'aide en rien la situation, selon lui. « Elle renforce l'idée que les partis agissent pour leur propre bien plutôt que pour celui de la population et ce statu quo continue de nous priver d'un argument de taille lorsque vient le temps d'encourager un jeune à aller voter » souligne-t-il.

Pas de consensus

Invité à réagir, le député libéral du Pontiac, William Amos, a défendu la décision de son gouvernement en soulignant qu'il n'y avait pas de consensus en vue de réformer le mode de scrutin lors des assemblées publiques tenues sur le sujet. La décision était donc la bonne, selon lui. 

« Je ne crois pas que cette décision aura un impact sur la participation des jeunes à voter. C'était une promesse générale et chaque leader doit être flexible quand il prend des décisions, souligne le député Amos. Dans le Pontiac, la diversité des points de vue quant à la manière de changer notre système électoral est inouïe. Il n'y avait pas de consensus en ce qui concerne le système de représentation proportionnelle qui serait préférable. » 

Poursuivant sur le sujet, M. Amos croit que « beaucoup de gens ont indiqué qu'ils ne veulent pas qu'un parti extrémiste, comme celui de Marine Le Pen en France, puisse avoir la balance du pouvoir ».




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