Bois d'oeuvre: l'UMQ satisfaite de l'écoute d'Ottawa

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La délégation de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) de passage sur la colline Parlementaire à Ottawa pour discuter du dossier du bois d'oeuvre, mardi et mercredi, se dit satisfaite des échanges des derniers jours.

Une dizaine de maires siégeant sur le Comité sur la forêt de l'UMQ étaient du lot de la mission sur le bois d'oeuvre, dont le maire de Thurso, Benoît Lauzon, porte-parole du caucus régional de l'UMQ en Outaouais. 

En point de presse, mercredi, le Comité sur la forêt a indiqué avoir obtenu des engagements clairs de la part des députés québécois et des chefs des principaux partis fédéraux quant à la nécessité de défendre les intérêts forestiers spécifiques du Québec et de soutenir les communautés forestières. 

Le groupe a notamment pu s'entretenir avec le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne. Une rencontre avec le premier ministre canadien Justin Trudeau devrait avoir lieu dans les prochaines semaines, a-t-on indiqué, hier.

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Le maire de Thurso, Benoît Lauzon, porte-parole du caucus régional de l'UMQ en Outaouais

Martin Roy, Archives Le Droit

Selon le maire Lauzon, cette mission était devenue nécessaire en raison du climat d'incertitude actuelle dans l'industrie. L'accord canado-américain sur le bois d'oeuvre est échu depuis octobre 2016.

«C'est la première fois que le milieu municipal se déplace à Ottawa dans le cadre de négociations portant sur l'industrie forestière. On sent que nos communautés sont inquiètes. Les gens en région sont inquiets et on trouvait nécessaire de venir sur la colline pour livrer un message. Nous avons reçu une très belle écoute et je suis extrêmement confiant pour la suite», a affirmé Benoît Lauzon.

Avec la menace par les États-Unis de l'imposition de tarifs douaniers pour le bois d'oeuvre québécois et canadien, les élus municipaux demandent notamment à Ottawa de s'engager à offrir des garanties de prêt aux entreprises qui seront affectées par le litige canado-américain.

«On sait qu'on se dirige vers une crise dans le milieu forestier canadien qui risque de durer quelques années. On veut des garanties de prêts pour nos industries pour qu'elles continuent à se développer. On a de beaux exemples au Québec d'industries qui se sont développées et Fortress à Thurso, avec la pâte cellulosique, en est un. L'industrie est en transformation et il faut continuer ce virage. Le gouvernement canadien doit nous aider à continuer», fait valoir M. Lauzon.

L'UMQ espère également sensibiliser le fédéral face aux efforts déployés par le Québec pour moderniser son régime forestier, afin que la particularité de la province fasse partie des négociations à venir entre le Canada et les États-Unis. 

Même si l'industrie forestière en Outaouais est principalement concentrée autour du bois feuillu, les chamboulements dans le dossier du bois d'oeuvre auront certainement un impact sur l'ensemble du secteur d'activités, souligne le maire de Thurso. 

«Ça touche surtout la Haute-Gatineau, mais si le bois d'oeuvre n'est pas en santé, c'est sûr que c'est toute l'industrie qui va le ressentir», mentionne-t-il, soulignant que ce sont 4429 emplois directs qui dépendent de l'industrie forestière en Outaouais.

Au Canada, ce sont environ 200 000 emplois qui relèvent de l'industrie forestière, dont 60 000 sont localisées au Québec.




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