Trudeau admet son faux pas linguistique

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À une question posée en anglais, Justin Trudeau a offert une réponse en français.

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La Presse Canadienne

SHERBROOKE - Le premier ministre Justin Trudeau a mis fin à sa tournée du Québec, mercredi après-midi, et il s'est retrouvé sur la sellette pour avoir parlé uniquement en français lors d'une assemblée citoyenne, la veille.

M. Trudeau répondait aux questions des citoyens de la région de Sherbrooke, mardi soir, et bien que plusieurs d'entre eux lui aient parlé en anglais, le premier ministre, lui, a toujours opté pour le français. Une femme l'a notamment interpellé sur l'accès aux services en anglais et elle n'aurait apparemment pas compris la réponse de M. Trudeau.

Interrogé sur ce sujet en conférence de presse alors que la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, le premier ministre a admis qu'il aurait pu répondre en anglais.

« Sur réflexion, ça aurait été une bonne chose à faire », a-t-il concédé lors d'un point de presse à l'Université Bishop's, à Sherbrooke.

Il a indiqué qu'il avait fait la chose inverse à Peterborough, en Ontario, vendredi, alors qu'il avait reçu une question en français, à laquelle il avait répondu en anglais.

À ce moment, sa décision de traduire une question française et d'y répondre seulement en anglais n'avait fait sourciller personne. Une femme de Peterborough lui avait demandé pourquoi la capitale, Ottawa, ne se déclarait pas bilingue. Elle lui avait aussi demandé ce que son gouvernement faisait pour aider les citoyens les plus démunis. Aux deux questions, M. Trudeau n'a répondu qu'en anglais.

Un groupe de défense des droits des anglophones, le Quebec Community Groups Network, ne semble pas avoir été satisfait des explications de M. Trudeau ; il demande des excuses au premier ministre.

« Nous sommes consternés, déçus et particulièrement ébranlés du fait que le premier ministre a fait la sourde oreille », a soutenu Geoffrey Chambers, vice-président de l'organisme, qui réclame une rencontre avec le premier ministre.

En entrevue avec La Presse canadienne, le président du mouvement Impératif français s'est dit « étonné » de la controverse.

« Quand un premier ministre répond à une question, il s'adresse à tout le monde, pas seulement à celui qui a posé la question. La réponse appartient au public. Hier, il était en territoire québécois. La question lui a été posée en anglais et il a répondu à tout le monde en français », a-t-il fait remarquer.

Avant d'arriver au Québec, Justin Trudeau s'était rendu dans les Maritimes et en Ontario. Cette tournée vise à renouer avec les Canadiens à l'aube du début de la prochaine session parlementaire, qui commencera le 30 janvier.

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