Trop nombreux pour débattre

Neuf des dix candidats briguant l'investiture libérale dans... (Etienne Ranger, Le Droit)

Agrandir

Neuf des dix candidats briguant l'investiture libérale dans la circonscription fédérale d'Ottawa-Vanier ont ont étalé leurs positions sur une poignée de thèmes chers à de nombreux citoyens d'Ottawa-Vanier.

Etienne Ranger, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est à une présentation sans artifices et où les opinions étaient unanimes sur plusieurs enjeux à laquelle ont assisté quelque 300 personnes venues écouter jeudi soir neuf des dix candidats briguant l'investiture libérale dans la circonscription fédérale d'Ottawa-Vanier, vacante depuis le décès du député Mauril Bélanger l'été dernier.

Attablés dans une salle du Centre communautaire Richelieu-Vanier pendant plus de 90 minutes, l'ex-député et ancien chef de cabinet Francis Leblanc, la directrice générale d'Unique FM Véronique Soucy, l'avocat Jean-Claude Dubuisson, le directeur général de la Coalition humanitaire Nicolas Moyer, la femme d'affaires Mona Fortier, le fonctionnaire fédéral Eric Khaiat, la femme d'affaires Ainsley Malhotra, le professeur Abdourahman Kahin et la comptable agréée Khatera Akbari ont étalé leurs positions sur une poignée de thèmes qui sont chers à de nombreux citoyens de la circonscription qui compte 82 000 électeurs. 

La hausse de la criminalité et de la violence dans le secteur a rapidement été abordée, l'ensemble des candidats s'entendant pour dire qu'il y a beaucoup de travail à faire pour que la population se sente davantage en sécurité.

« Je sais que c'est une préoccupation pour beaucoup de gens, ça l'est aussi pour moi-même et ma famille. Je suis heureuse de voir que la police d'Ottawa va embaucher 25 nouveaux agents en 2017 et 2018, sauf qu'il faut faire encore plus, en investissant dans des programmes de prévention, par exemple. La légalisation de la marijuana permettra aussi de retirer de l'argent qui finance le crime organisé, alors le projet doit absolument aboutir », a entre autres dit Mme Soucy.

La pauvreté, les sans-abri, le chômage, la francophonie et l'emploi ont également fait partie des discussions, sans compter la construction d'un tunnel pour relier l'avenue King Edward à l'autoroute 417, un projet chiffré à deux milliards $ qui permettrait de retirer les camions lourds du centre-ville. À ce sujet, plusieurs candidats ont évoqué l'idée d'une plage horaire dédiée aux camions, un concept adopté par plusieurs villes sur le globe.

« C'est un enjeu énorme. Il y a différentes alternatives sur la table et on a besoin de la bonne solution maintenant », de dire M. Mayer.

Bilinguisme 

Sans surprise, les candidats ont été appelés à se prononcer sur le bilinguisme officiel de la Ville d'Ottawa, qui fait couler beaucoup d'encre depuis maintes années. Malgré quelques bémols, il y avait visiblement un consensus sur la question. 

« Je pense que le gouvernement fédéral devrait prendre le leadership pour encourager fortement l'équipe du maire Watson à aller de l'avant, leur démontrer que c'est possible d'avoir une ville officiellement bilingue. Le bilinguisme, c'est une valeur ajoutée, il faut travailler ensemble », a lancé Mona Fortier. 

Présente à l'événement pour scruter le potentiel des candidats, l'une des pionnières des droits linguistiques des francophones en Ontario, Mariette Carrier-Fraser, estime que la formule retenue par les organisateurs, soit des questions répondues tour à tour par chacune des personnes, permettait difficilement au public et aux militants de se faire une tête. 

« À un certain point, on finit par ne plus suivre les réponses. C'est malheureux car il n'y avait pas de répartie, d'interaction entre les candidats. S'ils ne sont pas en accord avec l'avis d'une autre personne à la table, on ne peut pas le savoir. C'est une présentation de leurs positions. Mais je ne peux pas moi-même suggérer une formule qui fonctionnerait mieux, je l'ignore », affirme-t-elle.

Pour l'ex-présidente de l'Assemblée de la francophonie, il est clair que la personne qui sera sélectionnée doit avoir une excellente maîtrise de la langue de Molière.

Un électeur de la circonscription, Léo Dupont, croit que peu importe qui remporte la course libérale, de grands souliers devront être chaussés. 

« Ça va être difficile de remplacer Jean-Robert Gauthier (député de 1972 à 1994) et Mauril Bélanger, qui ont tenu le fort pendant des dizaines d'années. Ils ont été là tellement longtemps et ont toujours parlé au nom de la francophonie. Donc, ce n'est pas une question d'être bilingue, il faut que ce soit une personne francophone qui soit choisie, c'est un incontournable. Il y a plusieurs enjeux, par exemple l'économie et les emplois », a-t-il dit à sa sortie de la salle.

La date précise de l'investiture n'a pas encore été déterminée par l'Association libérale fédérale d'Ottawa-Vanier. Il y a quelques semaines, son président Tony Stikeman a indiqué au Droit que celle-ci devrait avoir lieu d'ici la fin janvier. 

Conformément à la loi électorale, le gouvernement Trudeau a jusqu'au 19 février pour déclencher une élection partielle dans Ottawa-Vanier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer