Castro discute des États-Unis avec Trudeau

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La visite de Justin Trudeau (qu'on voit à la gauche de Raul Castro) est la première d'un chef de gouvernement canadien à Cuba depuis près de 20 ans.

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Jordan Press
La Presse Canadienne
La Havane

Le rétablissement des relations entre Cuba et les États-Unis ne se fait pas aussi vite que l'administration de Barack Obama ou que certains Cubains le voudraient, a indiqué le président cubain Raul Castro, mardi, alors que la première journée de visite du premier ministre Justin Trudeau à La Havane tirait à sa fin.

Le plus jeune frère du héros révolutionnaire Fidel Castro a toutefois affirmé que Cuba ne pourrait pas aller plus rapidement de l'avant, faisant valoir que d'autres pays avaient parfois été trop vite sans prendre en considération les besoins de leur population. Dans certains cas, cet empressement a entraîné des pertes d'emploi, a-t-il soutenu.

Raul Castro a néanmoins précisé qu'il souhaitait que les discussions se fassent «rapidement, mais régulièrement». Il a lancé ce message alors qu'il rencontrait le premier ministre canadien dans une grande salle du palais de la Révolution.

La visite de Justin Trudeau est la première d'un chef de gouvernement canadien à Cuba depuis près de 20 ans. Il s'agit de l'étape initiale d'une mission commerciale et politique d'une semaine qui mènera aussi le premier ministre en Argentine et au Pérou.

M. Trudeau entend multiplier les occasions d'investissements à Cuba pour les que les entreprises canadiennes, dans un contexte où le gouvernement cubain a décidé d'assouplir ses règles permettant à des étrangers de brasser des affaires sur son territoire.

L'élection récente de Donald Trump, aux États-Unis, assombrit toutefois le portrait, alors que le républicain a dit vouloir reculer quant au dégel des relations amorcé par le président sortant, Barack Obama.

Justin Trudeau a vanté, avant de s'entretenir en tête-à-tête avec son homologue, le rôle positif qu'a joué le Canada au fil des années auprès de Cuba, ajoutant qu'il avait bon espoir que les deux pays arriveraient à faire face aux défis à venir.

«L'amitié entre nos familles est durable et profonde, mais cela n'est rien comparé à la franche (relation) entre tous les Canadiens et les Cubains», a-t-il dit en évoquant la célèbre amitié entre son père, Pierre Elliot Trudeau et Fidel Castro. Justin Trudeau a ajouté qu'il s'engageait à continuer de consolider ces liens.

La rencontre au palais de la Révolution avait lieu plusieurs heures après que le premier ministre canadien soit atterri à La Havane. Un dîner d'État était prévu en soirée.

Selon Statistique Canada, environ 1,3 million touristes canadiens ont séjourné à Cuba en 2015.

Aujourd'hui âgé de 90 ans, Fidel Castro reçoit rarement des leaders étrangers, mais Justin Trudeau pourrait bien obtenir une faveur particulière, estime l'ex-ambassadeur canadien à l'Organisation des États américains (OÉA), Allan Culham.

Le lider maximo était venu à Montréal assister aux funérailles d'État de Pierre Elliott Trudeau en 2000.

Justin Trudeau doit rencontrer mercredi des étudiants à l'Université de La Havane et des organismes de la société civile. Il quittera l'île communiste en soirée pour se diriger vers l'Argentine.

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