Un pays avec deux langues officielles, pas un pays bilingue

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Randy Boissonnault, député d'Edmonton-Centre et secrétaire parlementaire de la ministre Mélanie Joly

Patrick Woodbury, Le Droit

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Nombreux sont les gens à dire que le Canada est un pays avec deux langues officielles, et non pas un pays bilingue. À première vue, on pourrait croire qu'il s'agit de deux faits semblables, mais la nuance est de taille et plusieurs intervenants se sont fait un devoir de le rappeler lundi à Gatineau lors de la dernière table ronde organisée en marge des consultations pancanadiennes sur les langues officielles.

Cinq mois après son lancement par la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, ce vaste processus de consultation d'un océan à l'autre s'est clos dans la région après avoir permis de tâter le pouls des citoyens de 22 villes, dont St-John's, Fredericton, Sudbury, Toronto, Regina et même Whitehorse. 

Présent à l'activité, le président d'Impératif Français, Jean-Paul Perreault, n'a pas tardé à citer un exemple frappant qui avait mené l'organisme à porter plainte au Commissariat des langues officielles, et qui, selon lui, prouve que davantage d'importance est accordée à l'anglais au détriment de la langue française. 

«Quand les gens arrivaient que ce soit par la route à la frontière ou aux aéroports internationaux de Montréal ou d'Ottawa, il était inscrit aux kiosques que les agents des services frontaliers étaient anglophones ou encore bilingues. Je ne sais pas si vous comprenez la force du message, mais ça veut dire qu'il y a deux langues au pays, l'anglais et le bilingue. L'anglophone a accès à tous les services, le francophone, lui, devra partager les quelques-uns qu'il a avec les anglophones. Ça, c'est l'image projetée par le Canada à l'image internationale», a-t-il lancé.  

Le député d'Edmonton-Centre et secrétaire parlementaire de la ministre Joly, Randy Boissonnault, qui a participé à la majorité des tables rondes, croit que le jeu en a valu la chandelle. 

«Ce que je retiens, c'est la fierté et l'identité profonde que les Canadiens ont au sujet du bilinguisme. Beaucoup de groupes ont demandé plus d'appui du gouvernement et il y a aussi un désir pour avoir plus d'immigration francophone dans les provinces à l'extérieur du Québec», a-t-il dit. 

Prochaines étapes

Maintenant le processus de consultation est chose du passé, les prochaines étapes à l'agenda sont l'organisation d'un forum avec des leaders en décembre et l'élaboration des priorités par le ministère en vue de la création d'un plan d'action 2018-2023.

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