Ottawa veut modifier la définition d'immigrant francophone

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« Notre objectif est d'atteindre 4 % d'immigration francophone dans les provinces hors Québec. Nous sommes encore loin de ce chiffre, mais nous allons prendre des mesures pour y arriver », a déclaré le ministre de l'Immigration, John McCallum.

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Paul Gaboury
Le Droit

Pour atteindre la cible de 4 % d'immigrants francophones, le gouvernement fédéral envisage de modifier la définition d'immigrant francophone qui inclurait désormais le français comme « langue parlée à la maison », au lieu de « langue maternelle ».

« Notre objectif est d'atteindre 4 % d'immigration francophone dans les provinces hors Québec. Nous sommes encore loin de ce chiffre, mais nous allons prendre des mesures pour y arriver », a déclaré le ministre de l'Immigration, John McCallum, lors d'un point de presse tenu mercredi à l'école secondaire De La Salle, à Ottawa. 

Le ministre McCallum a participé, avec les étudiants, à une réception organisée par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) dans le cadre de la Semaine nationale de l'immigration francophone. 

M. McCallum n'a pas voulu dire quand le changement pour élargir la définition d'immigrant francophone allait être instauré. Il a rappelé que la question de l'immigration francophone fera partie des discussions lors de la rencontre avec les provinces le printemps prochain, à Moncton au Nouveau-Brunswick.  

Programmes

Sous le gouvernement conservateur, la barre était à moins de 2 %, une situation décriée à maintes reprises par les communautés francophones en situation minoritaire.

« Nous prenons très au sérieux la question de l'immigration francophone, a indiqué le ministre. Déjà, nous avons restauré le programme Mobilité francophone, et nous examinons présentement le système Entrée express, pour accorder plus de points aux immigrants francophones. Quant à la définition d'immigrant francophone, nous étudions la possibilité qu'elle ne soit plus basée sur la langue maternelle, mais comme langue parlée à la maison. »

La présidente du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, Linda Savard, a souligné la popularité du programme Café communauté, mis sur pied par le conseil dans les écoles pour permettre aux étudiants immigrants et leurs parents de mieux s'intégrer et de vivre en français. « C'est un endroit où ils peuvent parler de tout, pour recevoir des conseils, pour les aider à s'intégrer plus facilement, pour éviter l'isolement », a indiqué Mme Savard.

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