Langues officielles: Joly a du pain sur la planche

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La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly

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Paul Gaboury
Le Droit

En attendant l'arrivée d'un nouveau plan d'action sur les langues officielles, en avril 2018, la ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly a du pain sur la planche pour convaincre les députés du comité des langues officielles - incluant ceux de son propre parti - qu'elle est « la » ministre responsable du dossier.

Pendant plus d'une heure, la ministre Joly a eu à défendre ses collègues du cabinet dans les dossiers touchant le Bureau de la traduction et de l'immigration francophone, vantant au passage l'« approche transversale » qui existe au sein de l'équipe ministérielle pour les langues officielles.

Dans le dossier du Bureau de la traduction, le député néo-démocrate François Choquette a demandé à la ministre Joly si elle était d'accord avec les recommandations contenues dans le rapport unanime du comité, ou plutôt avec sa collègue Judy Foote qui a opté pour le statu quo. « Je travaille avec la ministre Foote afin que l'expertise au sein du Bureau de la traduction soit renforcée, tout en élargissant les services et en profitant des technologies. La ministre Foote est très compétente et la question des langues officielles fait partie de ses priorités », a assuré la ministre Joly, sans plus de précision sur le rapport du comité sur le Bureau de la traduction.

Au sujet de l'immigration francophone, la ministre a défendu son collègue John McCallum face aux critiques voulant que des appels d'offres pour des services à des immigrants francophones aient été accordés à des groupes anglophones un peu partout au pays. « Êtes-vous en faveur du "par" et du "pour" les communautés en situation minoritaire ? », lui a demandé M. Choquette, sans obtenir de réponse claire.

Paradis intervient

À la toute fin de sa comparution, le président du comité, le député libéral Denis Paradis, a tenu à lui demander si un « mécanisme de coordination » n'était pas nécessaire pour les langues officielles. « On a plusieurs ministères, la Justice, la Défense, et d'autres qui touchent aux questions des langues officielles. Est-ce qu'un mécanisme de coordination pour rejoindre l'ensemble des ministères et qui tiendrait des rencontres régulières pourrait être utile ? » a demandé le député Paradis à sa collègue libérale.  

« C'est déjà le cas, lui a répliqué la ministre Joly. Je travaille avec mes collègues, le secrétaire parlementaire et les fonctionnaires. Si vous venez avec une proposition, je suis prête à l'étudier. »

Dans son rapport, le comité recommandait « que le gouvernement donne à une autorité fédérale existante le mandat de s'assurer de la mise en oeuvre de la Loi sur les langues officielles, entre autres en ce qui concerne le Bureau de la traduction. Notamment, cette autorité veillerait à coordonner l'application et le respect des dispositions de la Loi sur les langues officielles par les institutions fédérales ». Divers intervenants réclament depuis des mois que les langues officielles relèvent directement du Conseil privé.

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