Le NPD veut garder un oeil sur la vente d'armes à l'étranger

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) réclame la création d'un comité spécial pour superviser les ventes d'armes à l'étranger.

La formation politique estime que les parlementaires ont le devoir de se pencher sur l'étude du régime canadien des licences d'exportation d'armes et des ventes d'armes internationales proposées.

Car « les Canadiens se préoccupent des ventes d'armes à des pays connus pour leur non-respect des droits de la personne, dont l'Arabie saoudite, la Libye et le Soudan », stipule la motion qui sera déposée jeudi en Chambre par la députée Hélène Laverdière.

Les libéraux défendent tant bien que mal, depuis qu'ils ont été portés au pouvoir, un lucratif contrat de véhicules légers blindés conclu avec l'Arabie saoudite sous l'ancien gouvernement conservateur.

En mai dernier, le quotidien The Globe & Mail a publié des images semblant montrer que le régime saoudien a eu recours à des véhicules similaires à ceux qui sont fabriqués à London, en Ontario, pour réprimer des dissidents de la minorité chiite dans l'est du pays.

À la lumière de ces informations, le NPD - qui plaidait en campagne électorale que cette entente d'une valeur de 15 milliards $ ne pouvait être résiliée puisque le gouvernement canadien se devait d'honorer sa signature - estime que l'envoi de blindés devrait cesser.

Et entre-temps, la formation réclame du gouvernement libéral qu'il appuie sa proposition de créer un comité de parlementaires chargé de se pencher spécifiquement sur l'exportation d'armes.

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, n'a pas voulu offrir sa réaction, mercredi, mais à en croire les informations en provenance du gouvernement, la démarche des néo-démocrates a peu de chances d'aboutir.

Selon le professeur de droit et ex-député bloquiste Daniel Turp, qui conteste le contrat saoudien devant la Cour fédérale, les parlementaires devraient avoir un rôle à jouer sur des enjeux de cette nature.

« J'ai toujours cru que le Parlement devait avoir un rôle plus important qu'il ne l'a eu dans le passé sur toutes les questions de politique étrangère, surtout lorsqu'il s'agit de droits de la personne », a-t-il expliqué en entrevue téléphonique.

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