Traduction par ordinateur: l'outil Portage utilisé 271 000 fois

L'outil de compréhension linguistique Portage a été utilisé à 271 811 fois par... (123RF)

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Paul Gaboury
Le Droit

L'outil de compréhension linguistique Portage a été utilisé à 271 811 fois par des fonctionnaires fédéraux depuis son lancement par le Bureau de la traduction, le 29 janvier dernier.

Selon le porte-parole du ministère des Services publics et de l'Approvisionnement, Nicholas Boucher, «il est toutefois impossible de déterminer le nombre d'utilisateurs de l'Outil de compréhension linguistique». Il est également difficile de mesurer l'impact réel du nouvel outil de compréhension, puisque les fonctionnaires fédéraux ont toujours accès à d'autres outils de traduction commerciaux.

Avant l'implantation de Portage, plus d'un million de requêtes étaient faites par semaine par les fonctionnaires fédéraux sur les différents outils de traduction en ligne comme Google Translate, ce qui soulevait des préoccupations de sécurité nationale, et qui a incité le gouvernement à développer ce nouvel outil.

Peu de commentaires

Le ministère souligne que le Bureau de la traduction a prévu un plan pour assurer une révision périodique du contenu de l'outil par des langagiers professionnels, qui dépendra de la quantité de nouveau contenu ajouté par les usagers de l'outil.

Pour le moment, il est difficile de savoir si l'outil répond aux attentes des utilisateurs, puisque très peu d'entre eux ont fait connaître leurs commentaires après l'avoir utilisé.

Sur les 271 811 requêtes traitées, moins de 1% des utilisateurs ont fourni leur rétroaction et 1400 d'entre eux ont répondu que l'outil répondait à leurs besoins, a indiqué le ministère.

Avant d'utiliser l'outil Portage, l'utilisateur doit accepter les conditions d'utilisation, qui soulignent que «l'outil vise uniquement à améliorer leur compréhension de leur deuxième langue officielle» et qu'il «ne devrait pas être utilisé pour traduire des documents officiels du gouvernement du Canada, et que ces textes doivent continuer à être traités par des traducteurs professionnels».

Rappelons qu'à la suite du tollé soulevé par le projet visant à implanter un outil de traduction, le gouvernement a décidé d'en restreindre l'utilisation à la compréhension seulement.

À la suite de cette controverse, le comité parlementaire des langues officielles a mené une étude sur le Bureau de la traduction et a présenté un rapport le 15 juin dernier dans lequel il faisait huit recommandations au gouvernement, incluant une refonte majeure du Bureau de la traduction.

La réponse du gouvernement est attendue d'ici la mi-octobre.

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