Ottawa ratifierait l'accord de Paris avant de rencontrer les provinces

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Justin Trudeau

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne

Le gouvernement fédéral ratifiera le traité international de Paris sur le climat cet automne, et ce, même s'il ne s'est pas encore entendu avec les provinces et les territoires concernant les mesures à adopter pour atteindre d'ici 2030 les cibles établies par le Canada concernant la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

Des sources gouvernementales ont révélé à La Presse canadienne qu'Ottawa comptait enregistrer sa ratification auprès des Nations unies avant que le premier ministre Justin Trudeau ne rencontre ses homologues provinciaux et territoriaux au sujet du plan national pour contrer les changements climatiques, qui fait l'objet de discussions depuis des mois.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, fait pression sur les pays pour qu'ils ratifient l'accord de Paris avant l'élection présidentielle américaine du 8 novembre dans l'espoir de garantir les dispositions de l'entente pour au moins les quatre prochaines années.

Le traité historique, qui exige de maintenir l'augmentation des températures globales bien en dessous des deux degrés Celsius au cours du prochain siècle, entrera en vigueur seulement lorsque 55 pays produisant 55 pour cent des émissions de GES mondiales l'auront officiellement ratifié.

Il est peu probable que M. Trudeau rencontre les premiers ministres des provinces et des territoires avant que les représentants du Canada assistent à la conférence sur le climat qui doit avoir lieu du 7 au 18 novembre à Marrakech, au Maroc, afin de débattre de la mise en oeuvre de l'accord de Paris.

Cette rencontre, baptisée COP22, n'est pas considérée comme une réunion de chefs d'État et de gouvernement et Justin Trudeau n'y sera pas présent, ont indiqué les sources.

Par le passé, le Canada a souvent fait des promesses à l'international concernant la réduction des émissions de GES qu'il n'a pas réussi à honorer, d'abord à la suite de la signature du protocole de Kyoto en 1997, puis après la conclusion de l'entente de Copenhague en 2009.

Les libéraux ont remporté les élections fédérales de l'automne dernier avec une plateforme électorale comprenant des mesures importantes pour lutter contre le réchauffement de la planète, s'engageant à rencontrer les provinces dans les 90 jours suivant la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui s'est déroulée en décembre dernier afin d'élaborer une politique sur la tarification du carbone.

Justin Trudeau a bel et bien discuté avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux à Vancouver en mars, où ils se sont entendus sur un processus de négociation concernant les politiques en matière de climat. Quatre groupes de travail ont été créés pour examiner les différentes possibilités et devraient présenter sous peu leur rapport après avoir raté la date limite initiale du 2 septembre.

Le gouvernement fédéral soutient que les provinces et territoires ont accepté l'accord de Paris en signant la déclaration de Vancouver et qu'il peut donc ratifier l'entente sans avoir en main un plan détaillé.

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