Le NPD entame son caucus dans un contexte morose

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Les militants du parti ont montré la porte à M. Mulcair en avril dernier, mais il a choisi de rester pour assurer l'intérim.

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La Presse Canadienne

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) entame mardi son caucus présessionnel dans un contexte morose, alors que la popularité du parti recule, que la course au leadership n'a pas encore de candidat déclaré et que certains sont mécontents du travail du chef sortant, Thomas Mulcair.

C'est dans ces circonstances que le NPD annonce l'arrivée de son nouveau directeur national, Robert Fox, ancien directeur général d'Oxfam Canada. Il remplace Karl Bélanger, secrétaire général de Thomas Mulcair et vétéran du parti, qui lui-même succédait à Anne McGrath, une proche de Jack Layton.

M. Fox devient directeur d'un parti qui peine à se remettre de sa défaite électorale de l'an dernier. Il aura beaucoup à faire: améliorer les finances difficiles du parti et organiser une course à la chefferie qui devra intéresser non seulement les militants, mais aussi les électeurs.

Selon la présidente du parti, Marit Stiles, M. Fox possède «la passion, le jugement et l'expérience nécessaires pour encourager la participation de nos membres, assurer la réussite de la course à la direction et bâtir l'excellente équipe dont nous avons besoin pour les prochaines élections».

Alors qu'à pareille date l'an dernier, M. Mulcair semblait en bonne position pour devenir le premier premier ministre néo-démocrate canadien, la formation politique se trouve sur une pente descendante dans les sondages.

Les militants du parti ont montré la porte à M. Mulcair en avril dernier, mais il a choisi de rester pour assurer l'intérim. Certains n'apprécient pas qu'il n'ait pas immédiatement plié bagages, et des médias ont rapporté une fronde à l'interne pour qu'il quitte rapidement.

À l'inverse, une page Facebook qui lui est dédiée lui demande d'être candidat à sa propre succession. Plus de 2000 personnes soutiennent cette campagne, mais M. Mulcair a indiqué qu'il n'entendait pas tenter sa chance une nouvelle fois.

Le sort de Thomas Mulcair devrait être à l'ordre du jour de la rencontre du caucus.

«J'ai l'impression qu'évidemment, en raison de la portée médiatique que ça a eue, ça va faire partie des discussions qu'on aura au caucus», a concédé en entrevue téléphonique Guy Caron, le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques.

Il serait toutefois «extrêmement surpris» qu'un nombre important d'élus souhaitent voir M. Mulcair partir.

«Je ne pense pas que ce soit vraiment utile d'avoir un débat à savoir qui devrait être le chef par intérim jusqu'à la prochaine élection si M. Mulcair a fait un bon travail», a-t-il soutenu. Il a par ailleurs rappelé qu'une «majorité massive» d'élus avait voté en faveur du maintien de M. Mulcair à la tête de la formation le temps que le parti se choisisse un nouveau chef, dans la foulée du vote militant en avril dernier.

C'est également l'avis de la députée de Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau.

«Le caucus a demandé à Tom de rester. Cette décision n'a pas changé», a-t-elle fait valoir en marge d'une conférence de presse sur le gaspillage alimentaire, à Ottawa.

La course à la chefferie s'imposera aussi comme sujet incontournable de la rencontre à Montréal.

«Il y a des noms qui circulent. On les entend dans les corridors. J'ai hâte de me retrouver en caucus (...), parler avec mes collègues députés, mais aussi voir qui s'intéresse à se présenter ou non», a noté Mme Brosseau.

Tant M. Caron que Mme Brosseau n'excluent pas de poser leur candidature, mais les deux hésitent en raison de leur famille respective. M. Caron a des enfants de 4 et 7 ans, et Mme Brosseau est mère monoparentale d'un adolescent.

«Je n'entrevois pas de candidature à la chefferie avant probablement novembre ou décembre, justement en raison de la longueur (de la course) et du fait que le vote ne sera qu'en septembre ou octobre 2017», a indiqué M. Caron.

Pour l'instant, la course ne compte aucun candidat déclaré. La semaine dernière, le député montréalais Alexandre Boulerice a choisi de laisser passer son tour, en invoquant des raisons familiales. Il est parent d'une famille reconstituée de quatre enfants.

«Dans la vraie vie, ça veut dire bien des devoirs, des leçons, des boîtes à lunch et des sorties sportives ou culturelles. Je ne veux pas manquer ça, ni manquer à mes responsabilités d'élu», avait-il écrit sur sa page Facebook.

Le Britanno-Colombien Nathan Cullen, qui avait fait bonne figure lors de la dernière course au leadership, a lui aussi renoncé à prendre place sur la ligne de départ, invoquant des raisons similaires. Megan Leslie, ex-députée d'Halifax très appréciée de ses collègues, ne se présentera pas elle non plus.

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