Au revoir, Mauril

Le cercueil de Mauril Bélanger est transporté vers... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

Le cercueil de Mauril Bélanger est transporté vers le corbillard pour un dernier voyage.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est un ciel bleu qui accueillait le défunt député d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, samedi matin, à la basilique-cathédrale Notre-Dame d'Ottawa.

Comme on pouvait s'y attendre, l'église était bondée pour rendre un dernier hommage à Mauril. Sa famille, ses amis, des collègues, des militants pour les droits des francophones, des représentants des milieux culturels, une foule diversifiée à l'image de ce que l'élu aimait plus que tout du Canada.

C'est le premier ministre, Justin Trudeau, qui a le premier pris la parole pour rendre hommage à son ami. Il a rappelé que, même si sa circonscription était une valeur sûre aux yeux de plusieurs, jamais Mauril Bélanger n'a accepté de tenir ses électeurs pour acquis.

L'épouse du premier ministre, Sophie Grégoire, avait fait campagne avec Mauril Bélanger durant la dernière élection, a raconté M. Trudeau.  « Quand elle revenait, elle me disait que les gens adorent Mauril, sauf qu'il est inquiet. Il disait qu'il fallait travailler plus fort. [...] Il a gagné par plus de 24 000 voix. »

L'ex-gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a pour sa part rappelé l'amour du député pour la francophonie à travers, une passion également partagée par celle qui occupe maintenant les fonctions de secrétaire générale de la Francophonie. « Je n'oublie pas nos échanges tellement passionnés sur le sujet. Nous partagions le même sentiment d'urgence. »

Après des discours de leaders de différentes communautés religieuses d'Ottawa et de membres de la famille de Mauril Bélanger, la cérémonie s'est terminée sur un chant de l'Ô Canada, bien sûr, avec les paroles modifiées selon la volonté du défunt.

Un rassembleur

Avant d'entrer dans la cathédrale, plusieurs personnes se sont arrêtées pour s'entretenir avec les médias et dire quelques mots sur le défunt.

Le premier ministre Justin Trudeau a fait une brève déclaration, présentant Mauril Bélanger comme un « grand parlementaire ».  « [C'est] quelqu'un qui m'a beaucoup enseigné sur l'importance de rester connecté aux gens qui nous ont fait confiance en nous élisant », a-t-il souligné.

Les députés locaux Andrew Leslie et Greg Fergus ont également mentionné l'importance de Mauril sur leur carrière politique, indiquant que l'homme a été un mentor pour eux. « Il nous rassemblait chez lui, dans son local, toutes les semaines durant la campagne, raconte M. Fergus. Dans toutes mes années au Parti libéral, c'est la première fois que je voyais autant de collaboration et de camaraderie, et c'est grâce à Mauril et à sa générosité. »

L'ancien chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae, a quant à lui vanté la franchise du défunt. Selon lui, Mauril Bélanger était « une ressource inestimable » pour un chef de parti en raison de son honnêteté. Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a donné écho à Bob Rae, soulignant le sens politique aiguisé de Mauril Bélanger.

« Ce qui est frappant, c'est que le champion de la langue française qui a modernisé la version anglaise de notre hymne national. Ça dit tout de lui, il n'y avait pas un sujet qu'il n'abordait pas de façon originale et percutante. Ça va nous manquer. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer