Les libéraux se font discrets sur la succession de Mauril Bélanger

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Selon le professeur Gilles LeVasseur, le moment serait mal venu de se proposer comme candidat pour reprendre la circonscription longtemps défendue par Mauril Bélanger.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Discuter de la succession de Mauril Bélanger dans Ottawa-Vanier est un sujet tabou chez les libéraux, du moins ouvertement. Ce fut le mutisme durant sa maladie, et les langues, semble-t-il, resteront liées jusqu'après les funérailles.

Le président de l'Association libérale fédérale d'Ottawa-Vanier, Tony Stikeman, a décliné une invitation du Droit pour discuter de la course à l'investiture libérale qui devra être tenue à la suite du décès de M. Bélanger. Le premier ministre Justin Trudeau a six mois pour décréter une élection complémentaire après qu'un siège soit déclaré vacant.

Mais selon des sources libérales citées par le journal The Hill Times, spécialisé dans l'actualité parlementaire fédérale, l'ancien député libéral néo-écossais et proche collaborateur de Mauril Bélanger, Francis LeBlanc, et la consultante en communications, Mona Fortier, seraient pressentis pour briguer l'investiture dans Ottawa-Vanier. Le journal mentionne aussi comme candidate potentielle la conjointe de Mauril Bélanger, Catherine. Les noms de trois conseillers municipaux d'Ottawa, Mathieu Fleury, Tim Tierney et Toby Nussbaum, sont aussi évoqués.

Si des noms circulent en coulisses, «ce serait une faute de vouloir oser parler de ça publiquement», a souligné Gilles LeVasseur, professeur à l'école de gestion Telfer de l'Université d'Ottawa et observateur de la scène politique.

La notion de respect envers l'homme et la souffrance qu'il a vécue durant sa maladie expliquent la discrétion de l'establishment libéral ainsi que ceux et celles qui convoitent le siège. Le moment serait aussi mal venu pour quiconque de suggérer un nom pour l'investiture ou de se proposer comme candidat.

«De lancer des noms est déconseillé, surtout cette semaine, parce que c'est comme si on mettait ces gens à l'avant-scène quand on devrait juste prendre le temps de reconnaître le travail qui a été fait par Mauril. Il y a aussi une peine collective de voir quelqu'un de la communauté souffrir et mourir», a expliqué M. LeVasseur.

«Il faut, surtout comme collectivité francophone, qu'on prenne le temps de regarder la condition de Mauril, d'apprécier son travail, de simplement lui dire merci et de lui donner la chance d'avoir des funérailles respectueuses de son travail», a-t-il continué.

La circonscription d'Ottawa-Vanier sera le théâtre de deux élections au cours des prochains mois, soit au fédéral à la suite du décès de M. Bélanger, et au provincial en raison de la démission en juin dernier de la députée-ministre Madeleine Meilleur.

Les deux sièges seront très convoités puisque la circonscription constitue un château fort libéral tant au provincial qu'au fédéral.

Les funérailles célébrées ce samedi

Les funérailles de Mauril Bélanger seront célébrées ce samedi, à 10h, en la basilique-cathédrale Notre-Dame d'Ottawa.

M. Bélanger, qui était député libéral fédéral d'Ottawa-Vanier depuis février 1995, est décédé mardi dernier à l'âge de 61 ans. Il était atteint de sclérose latérale amyotrophique, une maladie dégénérative incurable. Le député avait reçu le diagnostic de la maladie, aussi connue comme étant la maladie de Lou Gehrig, en novembre 2015.

Plusieurs personnalités du monde politique devraient être présentes aux obsèques. À l'Association libérale fédérale d'Ottawa-Vanier, on indique que le premier ministre Justin Trudeau et la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, assisteront aux funérailles.

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