Le Parti conservateur maintient la pression sur Jane Philpott

La ministre de la Santé, Jane Philpott.... (THE CANADIAN PRESS)

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La ministre de la Santé, Jane Philpott.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Le Parti conservateur accuse la ministre de la Santé d'avoir commis un outrage au Parlement pour avoir déclaré qu'elle ne s'était pas déplacée dans une limousine dans le cadre de ses fonctions. Le bureau de Jane Philpott balaie cette accusation du revers de la main.

La ministre de la Santé a apposé sa signature sur un formulaire de réponse à une question au feuilleton du député Dan Albas, qui s'est intéressé aux coûts de déplacement des membres du conseil des ministres libéral.

Dans ce document déposé en Chambre, il est écrit qu'entre le 3 novembre 2015 et le 22 avril 2016, Mme Philpott n'a pas eu recours à des limousines de location dans le cadre de ses fonctions, que ce soit au Canada ou à l'étranger.

Or, en faisant une demande d'accès à l'information, les conservateurs ont découvert une facture de 1700 $ d'Executive Sedan Livery Service Inc. - une entreprise appartenant à un partisan libéral qui avait agi comme bénévole pour Mme Philpott en campagne électorale.

Le bureau de la ministre a subséquemment divulgué qu'elle avait retenu les services de l'entreprise plus d'une fois, et après avoir initialement refusé de préciser si ces sommes seraient remboursées, mercredi soir, il a été annoncé jeudi soir qu'elle repaierait une partie de la note.

Mais le Parti conservateur n'entend visiblement pas relâcher la pression sur Mme Philpott, une recrue qui jouit d'une bonne réputation sur la colline et dont le travail comme ministre de la Santé a été généralement salué, même par ses adversaires politiques.

«Oui, elle a commis un outrage au Parlement, oui, on va continuer à (la) talonner là-dessus. Et on s'attend également à ce que le premier ministre s'explique, sorte là-dessus et la réprimande», a prévenu le porte-parole Marc-André Leclerc.

La sémantique pourrait avoir son importance dans un éventuel débat sur un présumé outrage au Parlement. Lorsque l'affaire a éclaté, mercredi, le directeur des communications de la ministre a plaidé que le véhicule n'était pas une limousine, mais bien une berline («sedan»).

«La ministre n'a pas utilisé une limousine», a pour sa part insisté son attaché de presse, Andrew MacKendrick.

Dans une déclaration écrite transmise jeudi soir, la ministre a annoncé qu'elle rembourserait une partie des dépenses réclamées pour des trajets en limousine - environ 3700 $ sur 7518 $ - et qu'elle demanderait à son ministère de se pencher sur les autres.

«J'aimerais présenter mes excuses pour les coûts excessifs liés à des déplacements dans le cadre de mes fonctions. Cela ne répond pas aux standards auxquels s'attendent les Canadiens et j'ai pris des mesures pour m'assurer que cela ne se reproduise plus jamais», a-t-elle affirmé.

«J'ai également demandé à mon ministère de revoir les déplacements réalisés de et vers l'aéroport avec cette compagnie pour m'assurer que ce qui est payé par les contribuables correspond à la juste valeur du marché, et je rembourserai toute dépense excessive en fonction des conseils du ministère», a enchaîné Mme Philpott dans le même communiqué.

Le député néo-démocrate Charlie Angus a dit espérer que le nouveau gouvernement libéral tirera des leçons de cet épisode.

«Je me réjouis du fait que la ministre Philpott prenne ses responsabilités pour avoir échoué à respecter les principes d'imputabilité et de transparence», a-t-il dit.

La ministre de la Santé n'a pas souhaité accorder d'entrevue à La Presse canadienne, vendredi.

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