«On vient de perdre un grand homme», dit Paul Martin

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Paul Martin était l'une des nombreuses personnalités de la classe politique qui ont continué à rendre hommage à Mauril Bélanger, mercredi.

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

L'ancien premier ministre du Canada, Paul Martin, s'est souvenu de Mauril Bélanger comme un grand défenseur de la dualité linguistique et de l'unité nationale.

«On vient de perdre un grand homme», a résumé M. Martin en entrevue au Droit.

M. Martin était l'une des nombreuses personnalités de la classe politique qui ont continué à rendre hommage à Mauril Bélanger, mercredi, au lendemain de son décès après une difficile bataille contre la sclérose latérale amyotrophique, une maladie dégénérative incurable.

Élu député fédéral en 1995 dans le gouvernement de Jean Chrétien, Mauril Bélanger aura été promu au conseil des ministres par Paul Martin, en décembre 2003. 

M. Martin a confié à son député d'Ottawa-Vanier les tâches de ministre responsable de la Réforme démocratique, ministre responsable des Langues officielles, ministre associé à la Défense et ministre du Commerce intérieur.

«Mauril et moi étions des amis. Nous sommes deux Franco-Ontariens», a tenu à préciser Paul Martin, natif de Windsor, dans le sud-ouest de la province.

«La première fois que j'ai rencontré Mauril, c'est avant qu'il soit député. Même à cette époque, il était un défenseur de la dualité linguistique et de l'unité nationale. Pour lui, la dualité linguistique était absolument cruciale pour vraiment renforcer l'unité nationale», a souligné M. Martin.

Le principe d'égalité était profondément ancré chez Mauril Bélanger, a en outre indiqué l'ancien premier ministre canadien.

«Je l'ai nommé ministre parce qu'il avait les qualités nécessaires, a signalé M. Martin. On savait qu'il allait livrer la marchandise».

Le respect de l'institution parlementaire et l'éthique de Mauril Bélanger est un trait de l'homme qu'a tenu à se rappeler Paul Martin.

«Sans faire de politique, au cours des dernières dix années, le rôle de parlementaire n'a pas été l'apogée. Le Parlement a été souvent ignoré, et Mauril comprenait. Je pense que c'est pour ça qu'il voulait être président de la Chambre des communes. Il comprenait l'importance du rôle parlementaire, des débats au Parlement», a expliqué M. Martin.

«Nous étions des collègues, des partenaires, des complices», se souvient Madeleine Meilleur

«Nous avons toujours travaillé de concert», se souvient... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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«Nous avons toujours travaillé de concert», se souvient Madeleine Meilleur, longtemps députée provinciale d'Ottawa-Vanier.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Mauril Bélanger était partenaire de circonscription avec Madeleine Meilleur, ex-députée et ministre provinciale. Ils se sont connus en 1991, alors que Mme Meilleur était en politique municipale.

«Nous étions des collègues, des partenaires, des complices. Nous avons fait beaucoup de travail ensemble, dont la bataille pour garder l'hôpital Montfort ouvert», s'est rappelée Mme Meilleur tout en ajoutant que le duo a aussi travaillé, entre autres, sur des projets comme le centre de désintoxication pour les jeunes à Vanier et le centre artistique La Nouvelle Scène, sur la rue King Edward.

«Nous avons toujours travaillé de concert. Si je peux dire ainsi, en toute simplicité, nous étions peut-être aussi un modèle sur comment les différents paliers de gouvernements peuvent travailler ensemble pour le bien des citoyens qu'on représente», a noté Madeleine Meilleur.

Le député libéral de Gatineau, Steven MacKinnon, a rappelé la personnalité imposante de M. Bélanger à l'échelle locale, régionale et nationale, ainsi qu'au sein de la francophonie canadienne. Il retient notamment ses qualités de rassembleur et d'organisateur.

«Il était hors pair à ce niveau-là. Des gens de partout lui demandaient comment il faisait pour s'imposer autant au sein de sa population, rassembler les gens, les bénévoles, et faire avancer les dossiers. Il avait toujours le temps de partager ses expériences et ses leçons avec ses collègues et avec, franchement, n'importe qui l'approchait. C'était un homme très accessible», a raconté M. MacKinnon.

Tony Stikeman, président de l'Association libérale fédérale d'Ottawa-Vanier, s'est souvenu de M. Bélanger comme d'un gentleman, un grand parlementaire et un conjoint dévoué à sa compagne Catherine.

«C'est une journée triste quand on perd quelqu'un qui réunit toutes ces qualités», a résumé M. Stikeman.

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