Le «premier vrai test» pour Trudeau

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« Postes Canada tente de gérer la décroissance dans un nouveau contexte d'affaires, alors que le syndicat tente de maintenir les acquis de ses membres tout en proposant de réinventer la société », explique le professeur à l'UQO, Jean-François Tremblay.

La Presse Canadienne

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Paul Gaboury
Le Droit

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau vit son premier véritable test en matière de relations de travail dans l'épreuve de force engagée entre Postes Canada et le Syndicat des travailleurs(ses) des postes (STTP).

Selon Jean-François Tremblay, professeur au département des Relations industrielles à l'Université du Québec en Outaouais, deux visions s'affrontent dans ce conflit où les positions paraissent difficiles à réconcilier. 

« Postes Canada tente de gérer la décroissance dans un nouveau contexte d'affaires, alors que le syndicat tente de maintenir les acquis de ses membres tout en proposant de réinventer la société », explique le professeur Tremblay.  

Or, la dernière chose que le gouvernement Trudeau doit souhaiter, c'est d'être forcé d'imposer une loi de retour au travail. Ce qui explique la proposition faite cette semaine par la ministre du Travail de soumettre le litige à l'arbitrage exécutoire.

« S'il y avait un conflit de travail qui devait durer, le gouvernement serait placé devant la décision difficile d'imposer une loi spéciale pour un retour au travail. Il a proposé l'arbitrage obligatoire en se disant qu'il pourrait éviter le psychodrame d'un tel conflit », estime le professeur Tremblay.

L'arbitrage obligatoire, proposé par le ministre du Travail, a toutefois été refusé par le STTP, qui a plutôt proposé à son tour une période de réflexion de 30 jours pour permettre d'intensifier les négociations dans le but d'en arriver à une entente.

Vendredi après-midi, Postes Canada a accepté la proposition d'étendre la période de réflexion de 30 jours mais à la condition que le syndicat accepte l'arbitrage exécutoire si le différend persiste après cette période.

« Partie de ping-pong »

« Les parties sont engagées dans une partie de ping-pong, et la proposition de trêve de 30 jours présentée par le syndicat vise à lui permettre de gagner du temps alors qu'il y a un ralentissement des activités pendant la période estivale », souligne le professeur Tremblay.

Après ses promesses « tièdes » à l'égard de Postes Canada, le gouvernement libéral s'est déjà engagé à revoir le plan de transformation de Postes Canada, adopté sous l'ancien gouvernement conservateur, qui incluait la fin de la livraison du courrier à domicile. 

« Il y a encore beaucoup de questions sur l'avenir de Postes Canada. Nous sommes en pleine transition et nous ne savons pas encore ce qui va changer au sujet du plan. Jusqu'à maintenant, le gouvernement libéral aurait pu se dissocier de la haute direction de Postes Canada s'il l'avait voulu, mais il ne le fait pas. Il a peut-être pris connaissance d'informations. La haute direction est toujours en place », a souligné le professeur Tremblay.

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