Une dernière fois pour Barack Obama

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Justin Trudeau (à droite) accueille le président mexicain, Enrique Pena Nieto, à son arrivée à Toronto.

Nathan Denette, La Presse Canadienne

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Paul Gaboury
Le Droit

Le Sommet des trois leaders nord-américains à Ottawa mercredi survient au moment où les « incertitudes » se multiplient sur plusieurs enjeux liés à l'économie et la sécurité entre les trois pays partenaires de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Pendant que le Canada tente d'offrir plus de flexibilité aux visiteurs mexicains avec la levée des visas, la possibilité de l'élection du candidat républicain Donald Trump aux élections présidentielles américaines fait craindre le pire pour l'avenir des relations bilatérales entre les États-Unis et le Mexique. 

Donald Trump répète qu'il souhaite ériger un mur entre les deux pays pour stopper l'arrivée d'immigrants mexicains illégaux, eux qui occupent une place importante dans l'économie américaine. 

« La possibilité que Donald Trump soit élu président des États-Unis est là. Mais en même temps, ce n'est pas une chose faite. Il est certain que dans le discours de Trump, il y a un élément d'attitude extrêmement hostile à l'égard du Mexique. Mais il y a souvent une distance entre une promesse électorale et ce qu'il serait capable de faire passer à la Maison- Blanche », explique Thomas Collombat, professeur au Département des sciences sociales de l'Université du Québec en Outaouais.

L'an dernier, l'« amitié » entre les trois dirigeants nord-américains n'était pas au beau fixe et le sommet avait été annulé, notamment en raison de la controverse entourant le passage de l'oléoduc XL Keystone en sol américain et celle suscitée par l'imposition des visas mexicains par le Canada. 

Le président mexicain Enrique Peña Nieto pourrait vouloir profiter de son passage à Ottawa, en étant aux côtés du président Obama et du nouveau premier ministre Justin Trudeau, pour rehausser son image dans son propre pays où il est aux prises avec de sérieux problèmes.

« Le président Peña Nieto jouait beaucoup sur la carte de la jeunesse, un peu comme Justin Trudeau. Mais depuis son élection, il n'a pas été en mesure d'instaurer des changements majeurs. Il y a eu un affaiblissement au niveau de la sécurité avec des disparitions, de la répression et des émeutes. Il n'a pas réussi à relever la barre et a besoin de réaffirmer sa légitimité politique. Il pourrait vouloir regagner du gallon avec sa présence aux côtés du président Obama et du premier ministre Justin Trudeau », explique le professeur Collombat.

Manifestation contre le PTP

Dans le cadre du Sommet d'Ottawa, plusieurs groupes sociaux dont le Réseau québécois sur l'Intégration continentale (RQIC), de Common Frontiers (CF) et du Réseau pour le commerce juste (RCJ) en profiteront pour inviter les trois chefs d'État à ne pas ratifier le Partenariat transpacifique (PTP), un accord de libre-échange qui s'articule autour des pays de la zone pacifique, qu'ils considèrent comme « un cheval de Troie servant les intérêts des multinationales ». 

Une manifestation doit avoir lieu mercredi midi devant le Monument canadien des droits de la personne. Le traité pourrait être soumis à un vote au Congrès américain en novembre, au cours de la période de passation des pouvoirs après l'élection présidentielle américaine.

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