La hausse des régimes de retraite questionnée

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La porte-parole conservatrice en matière de finances, Lisa Raitt, estime que les libéraux n'ont pas apporté de preuves suffisantes qui valideraient l'augmentation des cotisations aux régimes publics de retraite.

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La Presse Canadienne

L'opposition conservatrice s'interroge sur l'opportunité d'augmenter les cotisations aux régimes publics de retraite, un scénario qui sera discuté la semaine prochaine lors d'une rencontre fédérale-provinciale des ministres des Finances.

La porte-parole conservatrice en matière de finances, Lisa Raitt, estime que les libéraux n'ont pas apporté de preuves suffisantes qui valideraient cette ponction supplémentaire dans les poches des travailleurs et des employeurs. Selon elle, la majorité des Canadiens savent comment gérer leurs finances personnelles et épargner pour leur retraite. Le gouvernement devrait plutôt, selon elle, se contenter d'aider les Canadiens à mieux s'informer sur la planification de leur retraite et les véhicules d'épargne privés.

Mais si l'on doit absolument modifier les régimes de retraite publics, on pourrait, selon Mme Raitt, viser spécifiquement ceux qui n'épargnent pas suffisamment et qui risquent de vivre une retraite difficile.

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a convié ses homologues provinciaux et territoriaux lundi prochain, à Vancouver, et nul doute qu'il sera question d'augmenter les prestations de retraite des régimes publics, ce qui implique une hausse des cotisations des salariés et des employeurs. M. Morneau a déjà indiqué qu'il souhaitait la conclusion d'une entente d'ici la fin de l'année.

Toute modification au Régime de pensions du Canada requiert le consentement de sept provinces représentant au moins les deux tiers de la population canadienne - une formule d'amendement plus sévère que la formule générale prévue pour modifier la Constitution (7/50). L'accord de l'Ontario devient ainsi incontournable, mais l'assentiment du Québec et de la Colombie-Britannique demeure aussi primordial - même si le Québec dispose depuis les années 1960 de son propre système, le Régime de rentes, dont les cotisations sont gérées par la Caisse de dépôt et placement.

Ottawa est demeuré discret jusqu'ici sur les scénarios de réforme qui sont sur la table, mais le ministre québécois des Finances, Carlos Leitão, a indiqué mercredi à La Presse Canadienne qu'une ou deux propositions devraient émerger de la rencontre fédérale-provinciale, et qu'un accord final ne pourrait être conclu avant la fin de l'année. L'Ontario, par contre, croit qu'une entente pourrait être conclue dès la semaine prochaine.

Les ministres devront décider notamment s'ils doivent augmenter les cotisations pour tous les participants, ou bien cibler davantage les travailleurs plus vulnérables, comme l'a fait l'Ontario avec son régime provincial, qui est graduellement mis en place.

Le président du Congrès du travail du Canada, Hassan Yussuff, estime que si un accord n'est pas conclu la semaine prochaine, on assistera à une mosaïque de régimes au pays, ce qui n'est pas très attrayant pour les investisseurs qui veulent ouvrir une usine ou accroître leurs activités. «Il vaut mieux cotiser un peu plus», selon le leader syndical.

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