«Brexit»: Morneau met les Britanniques en garde

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Le ministre des Finances, Bill Morneau

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La Presse Canadienne

Les dizaines de milliers de Britanniques qui travaillent au sein d'entreprises canadiennes installées au Royaume-Uni pourraient voir leur emploi menacé par le débat entourant la sortie potentielle du pays de l'Union européenne, a estimé mardi le ministre canadien des Finances, Bill Morneau.

Les entreprises canadiennes avec des investissements au Royaume-Uni s'inquiètent de l'incertitude qui entoure le vote populaire qui se tiendra le 23 juin au sujet du «Brexit», a indiqué aux journalistes le ministre Morneau, de passage à Londres.

Selon lui, ces entreprises pourraient être tentées de réviser leurs stratégies pour accéder au marché européen.

Ottawa croit en outre que le Royaume-Uni est un pays en meilleure santé en tant que membre d'une Europe unie - et que la situation actuelle est plus favorable à l'économie canadienne et à la survie de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, qui n'est pas encore signé.

M. Morneau espère que les Britanniques tiendront compte de ces éléments lorsqu'ils prendront leur décision pour le référendum, dont le résultat s'annonce serré, s'il faut en croire les plus récents sondages.

Le mois dernier, le premier ministre, Justin Trudeau, avait indiqué, dans un entretien avec l'agence de presse Reuters, qu'il serait difficile pour le Royaume-Uni de conclure sa propre version de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'UE.

Selon le ministre Morneau, Ottawa estime que l'accord de libre-échange entraînera une augmentation de 20 pour cent du commerce et gonflera le produit intérieur brut du Canada d'environ 0,77 pour cent par année.

«Nous regardons ça du Canada et nous sommes nerveux», a affirmé mardi M. Morneau.

«(Les entreprises canadiennes) voient que leur décision d'investir au Royaume-Uni pour saisir les occasions d'affaires sur le marché européen est maintenant menacée, tout dépendant de cette décision.»

«Alors, des dizaines de milliers d'employés - des gens qui sont à l'emploi d'entreprises canadiennes au Royaume-Uni - ces gens sont plus vulnérables à cause de cette discussion.»

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