Air Canada n'est pas d'accord

La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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La présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier

Martin Roy, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Après avoir indiqué qu'il n'y avait «aucun fondement juridique» pour appuyer le dépôt d'un «rapport spécial» au Parlement du commissaire aux langues officielles, Air Canada lui reproche d'omettre ses réalisations «sur le plan de la formation et des embauches et de la hausse objectivement mesurable de la satisfaction à la clientèle».

Air Canada a souligné avoir reçu 52 plaintes sur 42 millions de clients en 2015, soit «le même nombre de plaintes qu'en 2009, alors que la société servait 10 millions de clients de moins». 

«Malgré l'augmentation importante du nombre de clients servis chaque année, le nombre de plaintes n'a pas du tout augmenté, la proportion de plaintes reçues par rapport au nombre de clients a donc en fait considérablement diminué», note le transporteur dans un communiqué. 

Quant aux mesures punitives suggérées dans le rapport, Air Canada indique qu'elles sont «mal orientées, dépourvues de justification crédible et ne contribueraient pas à faire la promotion du bilinguisme au Canada». Le transporteur propose plutôt «une présence accrue des deux langues officielles au sein de toutes les sociétés aériennes et dans tous les aéroports du pays». Pour la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), le recours de Graham Fraser à une mesure exceptionnelle comme le dépôt d'un rapport spécial au Parlement constitue un argument de poids pour le renforcement des pouvoirs du commissaire aux langues officielles.

«À un certain moment, il faut vraiment mettre Air Canada en état d'assurer que les citoyens qui voyagent avec notre transporteur aérien national soient servis dans la langue officielle de leur choix comme ils en ont le droit, a indiqué la présidente Sylviane Lanthier. 

«Au fil des restructurations d'Air Canada, poursuite-elle, il y a des filiales du transporteur comme Jazz pour lesquelles les obligations linguistiques ne sont plus claires, et il est essentiel de mettre de l'ordre là-dedans.»

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