L'ambassadeur Vickers ne sera pas rappelé

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Les images de l'intervention musclée de l'ambassadeur canadien ont provoqué tantôt des louanges, tantôt des reproches.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Ottawa n'a pas l'intention de rappeler son ambassadeur en Irlande, Kevin Vickers, qui s'est physiquement interposé pour maîtriser un manifestant lors d'une cérémonie à Dublin.

«On n'envisage rien de tel», a tranché le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, lors d'un bref point de presse à l'issue de la période des questions en Chambre, lundi.

L'ambassadeur Vickers a fait les manchettes la semaine dernière après qu'il eut empoigné un manifestant lors d'une cérémonie officielle qui se tenait à Dublin.

Sur les images de l'incident, on le voit agripper le protestataire par les manches de son blouson et l'éloigner du podium en le faisant valser.

Le ministre Dion était visiblement peu intéressé à s'étendre sur le sujet, lundi, refusant de préciser si l'ex-sergent d'armes de la Chambre pourrait être sanctionné pour son geste.

Il n'a pas non plus voulu dire s'il s'agissait d'un comportement acceptable de la part d'un diplomate canadien.

Les représentants du Canada à l'étranger doivent se soumettre à un code de conduite dont les grandes règles ont été édictées par le gouvernement dans un document mis à jour pour la dernière fois en août 2014.

«Quelles que soient les immunités juridiques dont bénéficient les représentants à l'étranger, leur conduite et leurs actions ne sont pas à l'abri d'un examen poussé de la part du public et des médias du pays d'affectation», est-il écrit dans ce guide.

«La possibilité d'un examen du public exige que les représentants du Canada à l'étranger fassent preuve d'un bon jugement et de bon sens», souligne-t-on dans le même document.

La vidéo de l'incident a largement circulé au cours des derniers jours.

Les images de l'intervention musclée de l'ambassadeur canadien ont provoqué tantôt des louanges, tantôt des reproches, sur les réseaux sociaux.

«Qui a besoin de superhéros quand on a Kevin Vickers?» a notamment écrit sur Twitter le député conservateur et ancien ministre Jason Kenney.

À l'opposé, certains ont reproché à l'ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'avoir dépassé les bornes en intervenant ainsi.

Le protestataire irlandais, Brian Murphy, semblait pacifique.

«Il est difficile de juger après coup les questions de sécurité, a prévenu lundi le ministre Dion. On est heureux que personne n'ait été blessé.»

Le nom de Kevin Vickers est connu du grand public depuis le 22 octobre 2014, alors qu'un tireur avait fait irruption au parlement. Il fait partie de ceux qui ont neutralisé l'homme.

Trois mois après ces événements, il était nommé ambassadeur du Canada en Irlande.

La cérémonie au cours de laquelle s'est déroulé l'incident visait à rendre hommage aux soldats tués lors de l'«insurrection de Pâques» des nationalistes irlandais contre la domination britannique.

Cet affrontement survenu en 1916 avait fait 485 morts - surtout des civils, mais aussi plus d'une centaine de soldats.

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