Aide à mourir: les conservateurs pro-vie au coeur des débats

Le député conservateur Mark Warawa, au micro, et... (Adrian Wyld, PC)

Agrandir

Le député conservateur Mark Warawa, au micro, et son collègue Harold Albrecht, à droite, ont l'appui du groupe pro-vie Campaign Life Coalition.

Adrian Wyld, PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Les élus pro-vie du caucus conservateur occupent une place prépondérante dans les débats sur l'aide médicale à mourir.

Les députés Garnett Genuis, Harold Albrecht et Mark Warawa, qui ont tous le sceau d'approbation du groupe pro-vie Campaign Life Coalition (CLC), sont régulièrement envoyés au front pour intervenir dans les discussions.

Le nouveau venu Genuis, en particulier, semble être de tous les échanges. Il intervient très fréquemment lors des débats en Chambre et se montre disponible pour siéger au comité qui étudie le projet de loi C-14 au besoin.

Leur collègue Kevin Sorenson, qui jouit également de l'appui de la CLC, a pour sa part accusé mardi la Cour suprême du Canada (CSC) d'avoir fait preuve de «militantisme juridique» en rendant sa décision sur l'aide médicale à mourir.

«Il y avait un groupe de personnes très restreint qui réclamaient (l'aide à mourir), la plus infime des minorités. Mais la Cour suprême a donné à ces groupes d'intérêt spéciaux ce qu'ils voulaient», a-t-il regretté lors de son intervention en Chambre.

De manière générale, la plupart des députés conservateurs qui ont pris la parole en Chambre ou autour de la table du comité de la justice et des droits de la personne, qui étudie C-14, offrent des discours assez hostiles au projet de loi des libéraux.

Certains d'entre eux ont suggéré au cours des deux derniers jours que le gouvernement devrait invoquer la disposition de dérogation au lieu de légiférer dans ce dossier.

Harold Albrecht l'a fait lundi lorsqu'il avait été invité par le député libéral Anthony Housefather à préciser certains éléments de son discours, et Bob Zimmer l'a évoqué mardi, reprochant du même souffle à la CSC d'imposer des lois au Parlement plutôt que de les «faire respecter».

Le député néo-démocrate Kennedy Stewart s'est d'ailleurs inquiété des allusions conservatrices au recours à la «clause nonobstant», qui permet au Parlement de déroger à la Charte canadienne des droits et libertés.

«Les conservateurs qui ne cessent de soulever l'idée d'avoir recours me laissent très perplexe», a-t-il affirmé mardi en Chambre.

À l'époque où il était ministre conservateur de la Justice, Peter MacKay avait affirmé que le recours à la disposition de dérogation serait «l'équivalent juridique de la bombe nucléaire».

Étude en comité

Les débats sur l'aide médicale à mourir se déroulent souvent en simultané en Chambre et en comité à l'approche de la date butoir du 6 juin.

Au comité de la justice et des droits de la personne, de nombreux groupes ont recommandé au gouvernement de revoir le vocabulaire employé dans la mesure législative.

Le critère de «mort naturelle [...] raisonnablement prévisible» est le plus souvent critiqué, non seulement en raison de son caractère flou, mais également parce qu'il imposerait une condition qui n'était pas comprise dans l'arrêt Carter de la Cour suprême, selon divers témoins.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer