Mulcair veut rester pour assurer la «stabilité»

Thomas Mulcair... (Adrian Wyld, PC)

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Thomas Mulcair

Adrian Wyld, PC

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne

Thomas Mulcair semble déterminé à rester chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) jusqu'à ce que son successeur soit choisi, au nom de la «continuité» et de la «stabilité».

À l'issue d'un long caucus - le premier depuis que les membres néo-démocrates l'ont désavoué en votant en faveur d'une course au leadership -, M. Mulcair a affirmé mercredi que les députés eux-mêmes lui ont demandé de demeurer à la tête de la formation politique.

Visiblement émotif en point de presse, il a insisté sur le fait que ses troupes étaient unies, après ce qu'il a qualifié de «meilleur caucus de sa vie». Avec l'ensemble de sa députation derrière lui, M. Mulcair a soutenu qu'il allait être fier d'être la première personne à accueillir celui ou celle que les membres choisiront comme prochain leader.

Le député de Vancouver-Kingsway, Don Davies, qui avait affirmé lundi qu'il serait difficile pour M. Mulcair de rester durant les 24 mois que pourrait durer la course à la direction, s'est finalement rallié derrière M. Mulcair, sans toutefois changer d'avis.

«L'unité ne signifie pas l'uniformité, a-t-il expliqué. Nous avons une grande diversité d'opinions au sein de notre caucus [...], mais nous résolvons ces enjeux démocratiquement et nous ressortons du caucus forts, unis derrière M. Mulcair.»

Il s'agit là d'une unique note légèrement discordante entendue à la sortie de la réunion.

Le député montréalais Alexandre Boulerice dit ne voir pour sa part aucun problème à ce que M. Mulcair demeure, en dépit de son piètre score au congrès du week-end dernier à Edmonton.

«C'est assez inusité dans la politique canadienne, mais je pense qu'avec l'appui massif sans équivoque des collègues de partout au pays, M. Mulcair est tout à fait capable d'être le leader qu'il faut», a-t-il dit.

Même son de cloche chez Guy Caron, pour qui la rencontre du caucus a été productive. «On a eu la chance de pouvoir avoir des discussions, de pouvoir exprimer notre pensée par rapport à tout ce qui s'était passé depuis dimanche», a-t-il assuré.

L'avenir à moyen terme de M. Mulcair demeure toutefois imprécis. Il a indiqué qu'il était trop tôt pour déterminer s'il allait rester ou non député d'Outremont jusqu'aux prochaines élections générales. «Je vais voir avec les instances du parti, je vais tout faire pour que ça se fasse le mieux possible pour l'avenir du NPD au Canada», a-t-il noté.

Au congrès du NPD la fin de semaine dernière, 52% des délégués ont voté en faveur de la tenue d'une course au leadership, un score surprenant qui avait au moins «le mérite d'être clair», aux yeux de M. Mulcair. Les militants se sont par ailleurs donné jusqu'à deux ans pour se doter d'un nouveau chef.

«On va passer à travers une période de course à la chefferie, et je vais pouvoir continuer à proposer une voix forte ici à la Chambre des communes et de la stabilité dans cette période-là», a noté le chef sortant.

Jusqu'à présent, aucun candidat ne s'est lancé tête première dans la course.

Alexandre Boulerice dit vouloir garder la porte ouverte sur une éventuelle candidature, et plusieurs éléments pourraient pencher dans la balance.

«On verra un peu c'est quoi les modalités de la course, qui a des intérêts à se présenter. J'avoue que je dois en parler avec ma conjointe, les gens de ma famille, mon équipe de travail, mais ça va prendre des semaines, des mois. Vraiment, on n'est pas pressé», a-t-il indiqué.

Le député britanno-colombien Nathan Cullen, qui avait pris part à la course à la succession de Jack Layton en 2012, contemple lui aussi l'idée de prendre place à nouveau sur la ligne de départ.

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