Les ministres unilingues anglophones doivent partir, dit Impératif français

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, réclame le... (Justin Tang, Archives PC)

Agrandir

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, réclame le départ des 15 ministres unilingues anglophones du cabinet Trudeau.

Justin Tang, Archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, a vivement réagi au «tollé haineux» soulevé au Canada anglais par le fait que la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, ne s'exprime pas en anglais. Il exige du Parlement qu'il remplace donc «sans tarder» les 15 ministres unilingues anglophones du cabinet Trudeau.

Mardi, le refus de la ministre Lebouthillier d'accorder une entrevue en anglais à la radio de la CBC a soulevé un tollé chez certains Canadiens anglais, ce qui a poussé M. Perreault à réagir. 

Si on exige d'une ministre francophone qu'elle soit bilingue, on devrait le faire aussi pour les ministres anglophones, estime-t-il. «Impératif français exige du parlement fédéral qu'il procède au remplacement des 15 ministres sur 30 du cabinet Trudeau incapables de parler français.»

La liste s'allonge

Par la même occasion, il a aussi exigé le remplacement «de tous les attachés de presse, attachés politiques, sous-ministres, ambassadeurs et personnel des ambassades et consultats, membres des conseils d'administration et des hautes directions des sociétés d'État fédéral, des services frontaliers incapables de parler en français».

Le président d'Impératif français a d'ailleurs rappelé que «le Canada, membre de la francophonie internationale, est un pays francophone où le français est langue officielle au sein des établissements fédéraux et doit adopter toutes les mesures pour que cessent la discrimination, l'infériorisation, la discrimination et le racisme linguistiques et la francophobie».

Mardi, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a tenté de minimiser la controverse en rappelant que plusieurs ministres ont la volonté d'apprendre l'autre langue officielle et suivent actuellement des cours.

L'ancien premier ministre Jean Chrétien a ajouté son grain de sel en déclarant que parler les deux langues est plus utile, mais n'est pas essentiel pour les membres du cabinet à Ottawa.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer